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Réforme de la sécurité sociale
19 juin 2023, par

À partir du 1er octobre 2023, la Sécurité sociale ne prendra en charge que 60% de ces frais contre 70% actuellement. Cette annonce a provoqué la colère de certains députés qui veulent se faire les porte-voix des classes moyennes et populaires.
Le 15 juin, la Sécurité sociale a annoncé son intention de diminuer ses remboursements de soins dentaires de 70 à 60%. Une baisse de 10% donc, équivalant à 500 millions d’euros par an, que les mutuelles, assureurs et institutions de prévoyance devront compenser.
Pour justifier cette décision, le ministère de la Santé a dit vouloir « non seulement mieux prendre en charge les patients, mais également lutter contre les inégalités de santé, particulièrement visibles en matière de soins dentaires. »
Il a évoqué des traitements « historiquement tournés vers la réparation et le curatif », l’État, souhaitant baisser les dépenses sur le dos des classes moyennes et populaires, veut miser sur la prévention des « jeunes générations » et « diminuer à long terme le recours de la population aux actes prothétiques et implantaires ».
Le député LFI de la Somme, François Ruffin, a dénoncé sur Twitter, une « décision arbitrée et signée du ministère de la Santé ». Manière pour lui de rappeler aux Français les petites phrases polémiques et méprisantes du président de la République et de son prédécesseur. « La conjugaison des “gens qui ne sont rien” et des “sans dents” : Emmanuel Macron, 2e mandat », a raillé le parlementaire.
De son côté, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, elle, a voulu marteler que « plus d’1 Français sur 3 renonce déjà aux soins dentaires pour des raisons financières. » « Ça ne suffit pas à Macron, le président des riches. Après Hollande méprisant les “sans-dents”, Macron fabrique les “sans-droits” », a dénoncé Mathilde Panot qui a jugé la mesure « intolérable ».
Sa collègue insoumise du Val-de-Marne Clémence Guetté, a considéré que « ce sont toujours les Français qui payent à la fin. » Partant du principe que « les mutuelles répercuteront cette hausse sur leurs tarifs », l’élue LFI a tancé un « gouvernement (qui) continue de casser (les) droits. »
Les élus du Rassemblement national ont reprit le même discours. Ainsi, Marine Le Pen, présidente des députés nationalistes, a dénoncé une « décision inique menaçant la santé des Français, qui sont déjà nombreux à renoncer à se soigner parce qu’ils n’en ont plus les moyens. »
« Plutôt que de demander encore des sacrifices aux Français, arrêtons d’offrir l’ensemble des soins aux clandestins », a déploré l’ancienne candidate à la présidentielle. Son successeur à la tête du parti, Jordan Bardella, a ironisé, lui, sur un exécutif qui « choisit de diminuer le remboursement des soins dentaires pour les Français, mais de ne surtout pas toucher à l’Aide Médicale d’État. »
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