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La dernière motion de censure a échoué de peu en mars, à neuf voix près.
12 juin 2023, par

La motion de censure déposée par l’alliance de gauche Nupes contre le gouvernement, après l’échec du projet de loi d’abrogation de la retraite à 64 ans, devrait être débattue le 12 juin devant l’Assemblée nationale, selon sources parlementaires.
« Le gouvernement et sa majorité ont à nouveau bafoué les droits du Parlement pour l’empêcher de se prononcer sur l’abrogation du recul de l’âge de départ à la retraite » le 8 juin dans l’hémicycle, a dénoncé la Nupes dans la motion déposée le lendemain.
Les députés LFI, PS, EELV et PCF dénoncent « le mépris constant depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites affiché à l’égard de nos concitoyens et concitoyennes et des organisations syndicales ».
Défendue à la tribune par la socialiste Valérie Rabault, la motion de censure devrait être discutée et mise au vote à partir de 16 heures le 12 juin, une conférence des présidents de l’Assemblée nationale a été convoquée juste avant pour le confirmer.
La proposition d’abrogation des 64 ans du groupe Liot avait entretenu l’espoir des opposants à la réforme des retraites, malgré sa promulgation mi-avril. Mais les oppositions n’ont pas réussi à obtenir un scrutin sur la principale mesure du texte porté par le groupe indépendant Liot. Or celle-ci a été retoquée au nom de son « irrecevabilité ».
Une précédente motion de censure du groupe Liot avait échoué en mars, à neuf voix près. Les députés Liot ont alors décidé de ne pas déposer de nouvelle motion. Selon eux, « les conditions de succès » d’une telle initiative ne sont « pas réunies actuellement, notamment du fait de l’attitude d’une partie du groupe Les Républicains », selon un communiqué.
En mars, 19 députés LR sur 61 avaient voté la censure, après le recours au 49.3 par la première ministre, Elisabeth Borne, pour faire passer la réforme. Mais désormais la situation est tout autre. le député républicains Aurélien Pradié « ne pense pas » voter la motion le 12 juin. Selon lui, « elle est déconnectée du sujet, de la réforme des retraites », a-t-il déclaré à RMC.
Du côté de la majorité présidentielle, Maud Bregeon (groupe Renaissance) a rejeté sur France 2 cette « énième motion de censure de la Nupes », dans une « forme de tragique de répétition ».
Mais pour Éric Coquerel (LFI), il faut « marquer le coup » après que des « lignes rouges » ont été franchies, même si « a priori on aura un résultat un peu moins bon que la dernière fois » en mars.
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