10.000 nouvelles adhésions d’ici le prochain congrès du parti dans trois ans

Le PCF va gonfler ses rangs d’ici 2026

31 mai 2023, par temoignagesceline

Pour gonfler ses rangs, le Parti Communiste Français (PCF)veut faire « réadhérer des communistes au sein des entreprises », et réinvestir les endroits « délaissés par la gauche et la puissance publique ».

Le Parti communiste français vise 10.000 nouveaux adhérents d’ici le prochain congrès du parti en 2026, ont annoncé ses dirigeants à la presse ce 30 mai, espérant notamment "se restructurer dans des endroits délaissés par la gauche".

"Le PCF lance une campagne d’adhésion à partir de septembre", a indiqué le porte-parole Ian Brossat. "Nous visons 10.000 adhésions d’ici le prochain congrès, on est bien partis", a indiqué Léon Deffontaines, qui va quitter la direction des Jeunes communistes le 31 mai pour se charger de cette campagne, et devenir cadre au sein de la direction du PCF.

Pour atteindre ce nombre, le parti a deux objectifs :

  • "faire réadhérer des communistes au sein des entreprises". Et ce, tant dans les sections PCF déjà existantes dans plusieurs entreprises du service public, comme la RATP, la SNCF ou La Poste, que dans les entreprises privées
  • "se restructurer dans des endroits délaissés par la gauche et la puissance publique", où le Rassemblement national prospère, a ajouté Léon Deffontaines.

Ian Brossat et Léon Deffontaines ont rappelé que le parti, qui a perdu de son influence et de nombreux élus ces dernières décennies, avait enregistré 3000 adhésions depuis janvier. La conséquence de la bataille des retraites et de la notoriété de leur secrétaire national Fabien Roussel, selon eux.

Mais "on n’a pas encore recensé" les adhérents qui ont quitté le parti dans le même temps, a admis Léon Deffontaines. Le PCF compte 45.000 adhérents à jour de cotisation, un chiffre comparable au Parti socialiste et ses 41.000 adhérents recensés en janvier.

Le PCF et la NUPES

Concernant la NUPES, le chef du PCF, Fabien Roussel, a assuré qu’il ne souhaitait pas la quitter, appelant à ce que la coalition de gauche "accepte les choix de chaque force politique".

"J’ai dit effectivement que la Nupes c’est pour moi autant une perspective d’espoir, parce qu’on a construit beaucoup ensemble, mais c’est aussi un boulet si ça nous tire vers le bas, si ça nous enferme dans des constructions politiques incontournables", a-t-il expliqué.

D’autant plus qu’"on ne peut pas y dire ce que l’on pense, c’est un boulet, une camisole, un carcan". Fabien Roussel souhaite au contraire "élargir" l’alliance de gauche.

Selon lui, la Nupes doit d’abord se focaliser sur "le mouvement social historique contre les retraites", avant de songer aux élections européennes, puis à la présidentielle de 2027. Ce dernier souhaite réunir "les 250 parlementaires qui ont signé le référendum d’initiative partagé" (RIP), afin de "chercher au-delà de la Nupes" et prendre "ensemble des initiatives".

Ce dernier assuré que les "forces politiques, syndicats, associations, élus" pourraient s’unir pour préparer "une votation citoyenne nationale, un référendum populaire".


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