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Réforme des retraites, le bras de fer continu
1er juin 2023, par

Le 31 mai, une majorité des parlementaires réunis en commission des affaires sociales ont voté un amendement de suppression de l’article 1 de la proposition de loi du groupe Liot, visant à abroger la retraite à 64 ans.
Il s’agit là d’une petite victoire pour le camp présidentiel, qui tente coûte que coûte d’éviter de voir cette loi passer, et pouvant remettre en question la réforme des retraites, adoptée au 49.3.
Ce vote est une amère défaite pour les opposants à la réforme des retraites, dont la Nupes. En commission des affaires sociales, le 31 mai, l’article 1 de la proposition de loi du groupe Liot (Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires), visant à abroger la retraite à 64 ans, a été rejeté après le vote d’un amendement de suppression par une majorité des parlementaires présents.
La manœuvre, organisée par les macronistes depuis plusieurs jours, a fonctionné. Pour cela, le groupe LR avait notamment « sécurisé » deux de ses votes. La députée LR, Justine Gruet, qui avait voté la motion de censure contre l’exécutif il y a quelques semaines, a été remplacée par Véronique Louwagie, qui soutient, elle, le report de l’âge légal. De l’autre, Anne-Laure Blin, autre élue favorable à la réforme, siégeait à la place de son collègue Thibault Bazin.
En réaction à la suppression de l’article 1, les députés de la Nupes, et particulièrement ceux de La France insoumise, ont déposé plus d’un millier de sous-amendements.
L’objectif est de faire de l’obstruction parlementaire pour que l’examen du texte n’aille pas à son terme en commission. Ainsi, ce serait le texte initial, comportant l’article 1 visant à supprimer la retraite à 64 ans, qui arriverait en séance publique le 8 juin.
Cependant, la présidente de la commission des Affaires sociales, Fadila Katthabi, a décidé de ne pas « examiner » les sous-amendements de la gauche. « C’est du jamais vu Madame la présidente, c’est un déni inouï de démocratie ! », s’est indigné l’Insoumise Clémentine Autain.
Par la suite, les députés de la Nupes ont claqué la porte de la commission : « Vous avez nié le droit d’amendement des parlementaires. Nous ne pouvons pas cautionner cela, et nous partirons », a lancé le socialiste Arthur Delaporte.
Les discussions ont repris, sans obstruction parlementaire, l’examen du texte devrait aller à son terme en commission. Pour faire passer la loi, les opposants à la réforme devront alors rajouter l’abrogation de la retraite à 64 ans via un amendement avant l’examen en séance publique, le 8 juin.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, qui a promit de tout faire pour cette loi ne passe, pourra alors réunir une nouvelle fois le bureau de l’institution qui devrait cette fois-ci prononcer « l’irrecevabilité » de cette proposition au titre de « l’article 40 », sous prétexte de dégrader les finances publiques.
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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