Proposition de loi Liot sur les retraites

Les socialistes déposent un amendement pour réintroduire l’abrogation de l’âge de départ à 64 ans

2 juin 2023, par temoignagesceline

Les députés avaient supprimé, le 1er juin en commission des affaires sociales, le premier article de ce texte prévoyant un retour à l’âge légal de départ à 62 ans.

"Ils n’ont pas peur du vote ? Chiche", a écrit le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, qui a annoncé sur Twitter, ce 1er juin, que "les députés socialistes ont déposé le premier amendement de réécriture de l’article 1" de la proposition de loi du groupe Liot, visant à abroger le recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans.

Cet amendement doit permettre de rétablir la principale disposition du texte porté par les députés indépendants Liot, et supprimée par la commission des affaires sociales de l’Assemblée : le retour à un âge légal de départ à la retraite à 62 ans.

La suppression de cet article a été acquise de justesse, par 38 voix contre 34, la plupart des élus LR joignant leurs voix à celles de la majorité présidentielle. Ils ont ensuite adopté un texte ainsi vidé de sa substance.

"Rendez-vous le 8 juin dans l’hémicycle", date de l’examen de cette proposition de loi par l’ensemble des députés, a lancé le chef de file des députés socialistes lors d’un point presse.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a prévenu qu’elle bloquerait le vote d’un tel amendement, car selon la majorité et l’exécutif, il crée ou aggrave, une charge publique, ce qu’interdit l’article 40 de la Constitution.

A la suite de la suppression de l’Article 1 de la proposition de loi du groupe Liot, "toutes les hypothèses sont sur la table", avait explique le député Arthur Delaporte, porte-parole du groupe socialiste.

Les Insoumis eux avaient clairement annoncé une motion de censure, que le groupe Liot juge inutile, car faire tomber un gouvernement pour le remplacer par un autre qui ait les mêmes méthodes.

La majorité tente elle de clore le débat en arguant qu’il y a eu un vote en commission. Mais les oppositions, convaincues qu’elles auraient pu gagner en séance publique, soutiennent que le vote en commission n’a rien à voir avec le vote dans l’hémicycle.

Si le débat n’a pas lieu le 8 juin, c’est la rue qui parlera. "Il faut une pression populaire maximale pour empêcher Yaël Braun-Pivet de dégainer l’article 40", a déclaré Mathilde Panot, la présidente du groupe La France Insoumise, juste avant de claquer la porte de la commission.


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