Santé

10 enseignements de la crise COVID-19 par la Commission européenne

18 mois après le début de la pandémie en Europe

Témoignages.re / 16 juin 2021

Hier, la Commission européenne présente une communication exposant les premiers enseignements tirés de la pandémie de COVID-19 au cours des 18 derniers mois et s’appuie sur ces enseignements en vue d’une action renforcée à l’échelon de l’Union et à l’échelon national. L’objectif est d’aider à mieux anticiper les risques pour la santé publique et à améliorer la planification des mesures d’urgence, ce qui aboutira à des réactions communes plus rapides et plus efficaces à tous les niveaux.

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« Dix enseignements concernent ce qui doit être amélioré et ce qui pourra être amélioré à l’avenir. Ces dix enseignements ne sont pas exhaustifs, mais donnent un premier aperçu des actions à mettre en œuvre dès maintenant dans l’intérêt de tous les Européens :

Une détection plus précoce et des réactions plus adaptées nécessitent une surveillance sanitaire mondiale solide et un système européen amélioré de recueil d’informations sur les pandémies. L’Union devrait jouer un rôle moteur dans la conception d’un nouveau système mondial de surveillance, solide et fondé sur des données comparables. Un système européen nouveau et amélioré de recueil d’informations sur les pandémies sera lancé en 2021.

Des avis scientifiques plus clairs et mieux coordonnés faciliteraient la prise de décisions en matière d’action publique ainsi que la communication publique. L’Union devrait nommer un épidémiologiste en chef européen et les membres d’une structure de gouvernance associée d’ici fin 2021.

L’amélioration de la préparation requiert des investissements, un contrôle et des examens constants. La Commission européenne devrait élaborer un rapport annuel sur l’état de préparation.

Les outils d’urgence doivent être prêts plus rapidement et plus faciles à activer. L’Union devrait établir un cadre pour l’activation d’un état d’urgence pandémique européen et se doter d’une boîte à outils pour les situations de crise.

La coordination des mesures devrait devenir un réflexe pour l’Europe. L’union européenne de la santé devrait être approuvée sous peu (avant la fin de l’année), et la coordination et les méthodes de travail entre les institutions devraient être renforcées.

Des partenariats public-privé et une consolidation des chaînes d’approvisionnement sont nécessaires pour garantir les flux d’équipements et de médicaments critiques. L’Autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire (HERA) devrait être opérationnelle d’ici début 2022, et un projet important d’intérêt européen commun dans le domaine de la santé devrait être mis sur pied le plus vite possible, pour permettre des innovations radicales dans le secteur pharmaceutique. Grâce à la réserve « Fab UE », l’Union devrait disposer de suffisamment de capacités mobilisables à tout moment pour produire 500 à 700 millions de doses de vaccin par an, la moitié de ces doses devant être prêtes au cours des six premiers mois d’une pandémie.

Une perspective paneuropéenne est essentielle pour rendre la recherche clinique plus rapide, plus vaste et plus efficace. Une plateforme européenne à grande échelle pour les essais cliniques multicentriques devrait être mise en place.

La capacité de faire face à une pandémie dépend d’investissements continus et accrus dans les systèmes de santé. Il convient d’aider les États membres, dans le cadre de leurs investissements en faveur de la reprise et de la résilience, à accroître la résilience globale des systèmes de soins de santé.

La prévention des pandémies ainsi que la préparation et la réaction à celles-ci constituent une priorité mondiale pour l’Europe. L’Union devrait continuer à jouer un rôle moteur dans la réaction mondiale, notamment par l’intermédiaire de COVAX, et à consolider l’architecture mondiale de sécurité sanitaire en assumant un rôle de premier plan dans le renforcement de l’Organisation mondiale de la santé. Des partenariats de préparation aux pandémies avec des partenaires clés devraient également être formés.
Il convient de mettre au point une approche plus coordonnée et plus pointue de lutte contre la mésinformation et la désinformation.

Prochaines étapes

Le rapport sur les premiers enseignements tirés de la pandémie de COVID-19 alimentera les débats des dirigeants lors du Conseil européen de juin. Il sera présenté au Parlement européen et au Conseil de l’Union européenne, et sera suivi de mesures concrètes de la Commission au cours du second semestre 2021.