Santé

37 cas de COVID-19 importés en une semaine à La Réunion : fermer l’aéroport pour protéger la population

Comment juguler une épidémie alimentée par des cas importés

Témoignages.re / 25 août 2021

Pour entrer à La Réunion sans motif impérieux et sans contrôle sanitaire, il suffit d’un test de dépistage réalisé 3 jours avant le voyage à condition de prouver un schéma vaccinal complet. Cela signifie qu’aux yeux des autorités sanitaires, ces voyageurs ne peuvent pas contaminer la population à leur arrivée. Mais l’annonce d’une forte augmentation du nombre de cas importés, 37 en une semaine, souligne l’inefficacité de ces mesures qui rendent possible de nouvelles épidémies causées par des variants. La seule mesure de protection de la population efficace reste la fermeture de l’aéroport.

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A La Réunion, les conditions d’ouverture de l’aéroport ont permis d’importer le coronavirus et ses variants avec des conséquences dramatiques.

La Préfecture de La Réunion a diffusé hier le point hebdomadaire sur l’épidémie de COVID-19, voici un extrait :

« Du 14 au 20 août, 1 929 cas ont été recensés en 7 jours. Le taux de positivité est en baisse à 5 %, le taux d’incidence hebdomadaire s’établit à 226/100 000 habitants en baisse également et le nombre de dépistages est en augmentation (38 770 tests réalisés sur la semaine).

Parmi ces 1 929 cas :

· 1 864 cas sont classés autochtones,

· 37 cas sont classés importés soit 1,9 % des cas,

· 1 cas est classé autochtone secondaire.

Compte tenu des 45 980 guérisons et des 332 décès depuis le début de la crise sanitaire, 2 681 cas sont encore actifs à ce jour.

48 683 cas ont été investigués à ce jour par l’ARS, Santé publique France et l’Assurance Maladie, dont 94,2 % sont des cas autochtones.

Recherche de mutations Covid-19

Du 14 au 20 août, 3 164 tests positifs ont été criblés pour identifier une mutation : 2 407 cas présentaient une des mutations spécifiques sous surveillance, soit une proportion de 76,07 % contre 75,66 % la semaine précédente.

Le virus circule à un rythme soutenu et la part des formes variantes reste très importante à La Réunion. Le variant Delta (indien) représente 65 % des mutations (contre 58 % la semaine précédente) devant le variant Beta (sud-africain) à 35 % (contre 42 %). »