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Les Réunionnais toujours culpabilisés par les responsables de la crise sanitaire
19 août 2021, par

Les autorités sanitaires continuent de culpabiliser les Réunionnais accusés maintenant de ne pas vouloir se faire vacciner assez vite contre la COVID. Rappelons que l’épidémie due au variant Delta est la conséquence de l’importation de cette souche par des passagers arrivés à La Réunion. Des porteurs de ce variant et d’autres peuvent entrer sans aucun contrôle sanitaire à La Réunion, à condition qu’ils aient reçus plusieurs injections d’un médicament expérimental utilisé comme vaccin mais qui n’en a pas l’efficacité car il n’empêche pas d’être infecté, et donc de transmettre la maladie à des personnes saines. La conséquence, c’est l’exclusion de la majorité de la population des lieux de culture, de sport et des soins à l’hôpital sauf en cas d’urgence, car sans vaccin, pas de Pass sanitaire à moins de dépenser son argent dans des tests.
« Depuis le début de la campagne de vaccination, 408 209 Réunionnais ont reçu au moins une injection, et 316 185 Réunionnais disposent d’un schéma vaccinal complet (36,9% de la population totale) » écrit l’Agence régionale de santé Réunion dans un communiqué faisant hier le point sur cette question. L’ARS ajoute que « la couverture vaccinale progresse mais reste insuffisante, notamment chez les personnes à risque de développer des formes graves de la maladie : les personnes âgées et les personnes atteintes de pathologies chroniques (diabète, obésité sévère, insuffisance respiratoire chronique, dialyse chronique) ». Et de conclure en appelant l’ensemble de la population à aller se faire vacciner contre la COVID-19. En effet, une étude d’une agence gouvernementale française affirme « l’impact positif de la vaccination pour limiter les risques d’hospitalisation, de décès et de contamination » et souligne la vulnérabilité de La Réunion dans ce domaine : « La Réunion fait partie des régions de France les plus exposées aux risques des formes sévères de la maladie, compte tenu de l’insuffisante couverture vaccinale ».
Ces données de l’ARS indiquent que six Réunionnais sur dix ne peuvent pas justifier d’un schéma vaccinal complet, supposant notamment l’injection de 2 doses de Pfizer payés désormais 20 euros l’unité par nos cotisations à la Sécurité sociale.
Or, depuis la proclamation de l’état d’urgence sanitaire et après la promulgation de la loi sur la gestion de la situation sanitaire, le Pass sanitaire est devenu obligatoire pour accéder à de nombreux lieux publics à l’exclusion des centres commerciaux. Pour l’obtenir, il faut prouver un schéma vaccinal complet ou faire un test de dépistage tous les 3 jours. Le premier est payé par la Sécurité sociale, le second exclusivement par la personne concernée. Le but étant de lever les réticences à l’injection de médicaments actuellement expérimentés comme vaccins.
Ces données de l’ARS signifient donc que près de 6 Réunionnais sur 10 ne sont pas éligibles en permanence au Pass sanitaire, ils sont donc exclus des lieux de culture, de sport et des soins à l’hôpital sauf en cas d’urgence. Susceptible pourtant d’accueillir en même temps plusieurs milliers de personnes, les centres commerciaux restent ouverts pour tous, le Pass sanitaire n’y est pas obligatoire. Le choix de n’exclure personne des centres commerciaux démontre que le pouvoir fait passer l’argent avant toute autre considération. Ceci donne aussi une image de la population vue du pouvoir assimilée à un simple tube digestif : consommer mais surtout ne vous cultivez pas ! C’est comme cela que le système immunitaire se fragilise et permet l’infection à des virus comme la COVID-19.
L’interprétation de ces données par l’ARS continue de culpabiliser les Réunionnais accusés maintenant de ne pas vouloir se faire vacciner assez vite contre la COVID, ce qui sous-entend que si l’épidémie a atteint un niveau sans précédent, c’est parce que le nombre de vaccinés est insuffisant. Rappelons que l’épidémie est due au variant Delta, plus contagieux que la souche originelle. Elle est la conséquence de l’importation du variant Delta par des passagers arrivés à La Réunion. Des porteurs de ce variant et d’autres peuvent entrer sans aucun contrôle sanitaire à La Réunion, à condition qu’ils aient reçus plusieurs injections d’un médicament expérimental utilisé comme vaccin mais qui n’en a pas l’efficacité car il n’empêche pas d’être infecté, et donc de transmettre la maladie à des personnes saines.
Tant que ce flux de personnes potentiellement porteuses du variant Delta pourra entrer sans test de dépistage ni quarantaine obligatoires dans notre île, alors l’épidémie baissera difficilement en intensité malgré les sacrifices de la population.
Il est nécessaire de nous protéger de nouveaux variants qu’un passager vacciné selon les normes européennes, et pouvant donc se croire faussement immunisé, ne manquera pas de répandre dans la population.
M.M.
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