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Augmentation des cas signalés depuis le début de l’année
11 septembre 2013

Une recrudescence de la coqueluche a été identifiée à La Réunion ces dernières semaines. La coqueluche peut être très grave, voire mortelle, chez les nourrissons qui ne sont pas encore protégés par le vaccin.
Afin de limiter la propagation de la maladie sur l’île, l’Agence de Santé Océan Indien recommande la mise à jour de la vaccination aux personnes concernées.
Depuis le début de l’année 2013, une augmentation du nombre de passages pour suspicion de coqueluche est observée dans les services d’urgences de La Réunion. Par ailleurs, les laboratoires hospitaliers de l’île rapportent une hausse des cas de coqueluche confirmés en 2013, par rapport à l’année 2012.
D’après le système de surveillance des urgences hospitalières OSCOUR®, le nombre de passages aux urgences pour des suspicions de coqueluche à La Réunion est en augmentation en 2013 par rapport aux années précédentes. Au total, 25 passages pour suspicion de coqueluche ont été enregistrés dans les services d’urgences de l’île entre le 1er janvier 2013 et le 1er septembre 2013, alors que sur l’année 2012, seuls 8 passages avaient été recensés. On note une première vague en début d’année 2013, puis une deuxième vague depuis le mois de juin (semaine 23). Ces passages ont concerné principalement des enfants de moins de 1 an (15). Les investigations ont mis en évidence la présence de tousseurs adultes dans l’entourage des enfants malades.
La coqueluche est une maladie bactérienne très contagieuse qui touche l’arbre respiratoire. Elle est responsable d’une toux et d’une difficulté à respirer prolongées pouvant être graves, voire mortelles chez les nourrissons. La transmission se fait via les gouttelettes infectées émises au cours de la toux ou d’éternuements. Durant sa phase initiale, la coqueluche est extrêmement contagieuse, le taux de cas secondaires pouvant atteindre 90% chez les proches qui ne sont pas vaccinés.
D’après les recommandations du Haut Conseil de Santé publique, une toux évoluant depuis plus de 7 jours doit, devant les éléments suivants, faire évoquer le diagnostic de coqueluche : en particulier une toux nocturne, provoquant des difficultés à dormir, avec des quintes évocatrices, c’est-à-dire aboutissant à une reprise inspiratoire difficile associée à : un chant du coq ; des vomissements.
« Il est recommandé une attention particulière concernant la vaccination contre la coqueluche, notamment chez les enfants et les adultes en âge de procréer », indique l’Agence régionale de Santé. La vaccination contre la coqueluche est également recommandée chez les adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou années à venir. Elle est recommandée pour les personnels soignants dans leur ensemble ainsi que les professionnels en contact avec des nourrissons trop jeunes pour avoir reçu trois doses de vaccins.
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