Santé

Andry Rajoelina et le Covid-Organics : les guérisons prouvent l’efficacité du remède contre le coronavirus

Le président de la République de Madagascar interrogé par France 24 et RFI

Manuel Marchal / 12 mai 2020

Hier, Andry Rajoelina était interviewé en direct sur France 24 par un journaliste de cette chaîne ainsi que par un confrère de RFI. Nul doute que cette interview aura un grand impact, car il était essentiellement question du remède contre le coronavirus produit par Madagascar et diffusé déjà dans une vingtaine de pays africains, le Covid-Organics. En réponse aux attaques qui se multiplient contre le Covid-Organics, le président de Madagascar souligne que la preuve de l’efficacité du remède repose sur la guérison des malades observée selon les recommandations de l’OMS. Andry Rajoelina rappelle également que le Covid-Organics a le statut de remède traditionnel amélioré et qu’il a été validé sur la base des observations cliniques, selon le guide de l’OMS propre à ce genre de traitement. Soulignant qu’il n’y a pas encore eu de mort du coronavirus à Madagascar, le chef de l’État malgache pose également une question de fond : « si ce n’était pas Madagascar mais si cela avait été un pays européen qui aurait découvert ce remède, est-ce qu’il y aurait autant de doute ? (…) Il ne faut pas sous-estimer les scientifiques africains, les scientifiques malgaches. Je pense que le problème du Covid-Organics, c’est que cela vient d’Afrique. On ne peut pas admettre, on ne peut pas accepter qu’un pays comme Madagascar ait mis en place cette formule, ce tambavy pour sauver le monde ».

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« La preuve que nous pouvons fournir actuellement : la guérison de nos malades »
Interrogé sur les preuves de guérison du Covid-Organics, Andry Rajoelina rappelle tout d’abord qu’à Madagascar, 80 % de la population se soigne habituellement avec des remèdes issus des plantes médicinales.
« Le Covid-Organics est un remède préventif et curatif contre le COVID-19, il fonctionne très bien. C’est le fruit de la recherche de l’Institut malgache de recherche appliquée qui a le statut de Centre régional de recherche par l’Union africaine. L’IMRA est un centre de recherche médical et pharmaceutique de formation, fondé en 1957 par le Professeur Ratsimamanga qui est une figure émérite de la science africaine.
La situation mondiale est de près de 300 000 morts, est-ce que cela nous permet d’ignorer une possibilité de traitement ?
En cette période de guerre, la preuve que nous pouvons fournir actuellement, c’est bien évidemment la guérison de nos malades. Il est à noter qu’actuellement à Madagascar, on a eu 171 cas dont 105 guéris. La majorité de ces patients a été guéri avec la seule administration du Covid-Organics. Une nette amélioration de l’état de santé de ces personnes ayant reçu ce tambavy CVO a été observée en 24 heures seulement. La guérison a été constatée après 7 jours, voire 10 jours de prise du CVO.
Ce remède est naturel, non-toxique et non-invasif.

L’OMS condamne-t-elle les médicaments qui tuent en Afrique ?

RFI et France24 font alors état des mises en garde « contre l’illusion d’un remède miracle » avec la crainte d’effets secondaires venant notamment d’institutions comme l’Organisation mondiale de la Santé, le président malgache répond ceci :
« Est-ce que le Mediator avait reçu et obtenu les autorisations ? Combien de personnes sont mortes à cause de la prise du Médiator ? Vous connaissez la déclaration du Professeur Bernard Debré et du Docteur Philippe Iven qui ont présenté 58 médicaments fabriqués par des laboratoires prestigieux qui non seulement ne soignent pas, mais selon leurs propres termes, qui sont dangereux et mortels. Ces médicaments ont été et sont distribués en Afrique, et je n’ai jamais entendu le Docteur Moéti et l’OMS faire une déclaration qui n’autorise pas la prise de ces médicaments.
Nous utilisons la décoction qui consiste à faire bouillir dans l’eau les plantes médicinales pour l’extraction des principes actifs. C’est notre médecine traditionnelle qui est connue et reconnue par ses effets.
J’ai une question à vous poser : si ce n’était pas Madagascar mais si cela avait été un pays européen qui aurait découvert ce remède, est-ce qu’il y aurait autant de doute ? Je ne pense pas.

« Personne ne peut nous empêcher d’aider notre population »

RFI et France24 ont alors rappelé l’avis de l’Agence française de sécurité du médicament qui affirme que l’artemisia, principal composant du Covid-Organics, sont « fausses et dangereuses ».
« Vous avez pu voir la déclaration du Professeur Montagnier, Prix Nobel de Médecine, comme quoi l’artemisia est une piste pour guérir du coronavirus.
Vous avez pu constater l’étude du Professeur Tou Yu Yu qui a réussi à extraire l’artémisine de l’artémesia.
Je ne comprends pas pourquoi autant de questions. Le problème avec le Covid-Organics n’est pas sa formule, ce ne sont pas les études cliniques que l’on fait semblant de ne pas connaître. On dit du mal sur ce produit, le tambavy CVO, alors qu’il ne fait que du bien et qu’il ne sauve que des vies actuellement.
Dans cette bataille, on veut nous freiner, on veut nous décourager voire même nous interdire d’avancer. Personne ne peut nous empêcher, nous sommes un pays souverain et nous voulons aider notre peuple, notre population pour ne pas être victime ou mourir de cette pandémie.

Le Covid-Organics validé selon les recommandations de l’OMS

Les journalistes ont ensuite indiqué que ce qui est demandé sont des « études cliniques », pas des observations. Et de demander quand et qui fera ces études cliniques. Voici la réponse d’Andry Rajoelina :
« Il ne faut pas confondre essai clinique et observation clinique. Quand on parle de tambavy CVO, on a le statut de remède traditionnel amélioré. Le système de validation est différent de celui d’un médicament. On ne mène pas des essais cliniques mais plutôt une observation clinique selon les indications du guide élaboré par l’OMS. C’est ce que nous avons fait, nous avons mené une observation clinique sur l’état de santé des malades atteints par le coronavirus.
Donc nous avons respecté les normes éthiques reconnues universellement en matière d’études et de recherches cliniques.
Nous avons mis en place plusieurs protocoles. Comme tous les pays au monde faisant face à cette pandémie, nous sommes obligés de trouver une solution pour guérir les malades. Et quand le Professeur Raoult a annoncé le succès de la chloroquine. Je voudrais le remercier car sans sa solution proposée, nous n’aurions pas pu sauver les premières victimes du coronavirus.
Nous savons tous que l’administration de doses élevées de chloroquine présente des effets secondaires et indésirables. Ce traitement a présenté des risques de toxicité et exige une plus grande surveillance clinique.
Le deuxième protocole que nous avons adopté était le tambavy CVO suivant les recommandations de l’OMS. Nous avons observé et le résultat est là : il n’y a pas de mort à Madagascar, nous n’avons fait que guérir nos patients.
Nous avons un troisième protocole et un essai clinique sur un médicament sous forme d’injection différent du remède que nous sommes en train de proposer actuellement. Cela fait partie d’une coopération scientifique régionale, avec des médecins et des scientifiques aux Etats-Unis, et bien évidemment dans l’océan Indien.

« Le problème du Covid-Organics, c’est que cela vient d’Afrique »

Interrogé sur la composition du Covid-Organics, le président malgache a rappelé que le remède contient de l’artemisia à 62 % et des plantes médicinales malgaches.
« Nous avons notre formule, nous travaillons avec l’IMRA et je tiens à vous montrer le Madecassol, qui est produit aujourd’hui par la société Bayer qui fait pas mal de médicaments. C’est le fruit de recherches de l’IMRA. C’est un médicament qui a été concocté en 1961.
Il ne faut pas sous-estimer les scientifiques africains, les scientifiques malgaches. Je pense que le problème du Covid-Organics, c’est que cela vient d’Afrique. On ne peut pas admettre, on ne peut pas accepter qu’un pays comme Madagascar ait mis en place cette formule, ce tambavy pour sauver le monde.
C’est une guerre, mais ce n’est pas la force militaire ou la puissance économique qui jouent actuellement mais Dieu. Et le Seigneur nous a donnés les plantes médicinales pour aider nos pays, les autres pays du monde entier pour lutter contre cette maladie. »

M.M.



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Messages






  • je ne suis pas assez compétant en médecine pour dire si le Covid-organics est efficace ou non. Mais au delà de l’aspect clinique certains fait m’inquiètent..
    La polémique actuelle entre l’Institut Pasteur Malgache et la structure gouvernementale sur le nombre de cas, à Madagascar.
    Le fait qu’une journaliste qui a critiqué la gestion de la crise par Le président se soit retrouvée en prison.
    J’ai l’impression que toutes contestations est interdite. Cela ne met pas la population en confiance.

    Ensuite le gouvernement sénégalais a émit des sérieux doute sur l’efficacité du médicament.
    Attendons de voir.

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  • En dehors de cette tisane proposée par Madagascar et le médicament l’Interferon alpha 2B produit par BioCubafarma provenant d’une coopération Sino- Cubaine, est-ce que d’autres pays ont mis sur pied un traitement qui a fait ses preuves ?
    Si cette tisane améliorée des malgaches a participé à la guérison des malades, l’Interferon aide à améliorer le système immunitaire des patients.Donc, au delà des préoccupations business-pharmo-politiques, ne faut-il pas ravaler sa fierté d’anciens colonisateurs et se pencher sur ces traitements accessibles au plus grand nombre au lieu de se réfugier dans l’incertitude. L’après pandémie demande à l’humain de faire preuve d’adaptation. En étant à l’écoute de l’autre, même ceux issus des petites nations, de petit pays, des populations que jusqu’à aujourd’hui écartées des grandes décision pour préserver la planète, l’humanité sortira grandie face à ce virus.

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  • Je suis ravis de l’intervention du président malgache. Je crois qu’il voilà le type de président dont l’Afrique a besoin pour valoriser nos méthodes et compétences sur tous les plans. Que Dieu bénisse ce président abondamment

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