Les questions du temps présent
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Notre région concernée par l’épidémie
16 février 2006

Selon “l’Express”, l’absence de dénombrement des cas fait que les rumeurs courent sur l’ampleur de l’épidémie dans l’île sœur.
Le ministère mauricien de la Santé a indiqué vendredi soir qu’une centaine de cas de chikungunya ont été recensés à Maurice à ce jour, la plupart dans le Sud de l’île. Sur le dénombrement des malades et sur l’origine de l’épidémie, “l’Express” daté de dimanche donne quelques précisions : "Vendredi, le gouvernement est sorti de son mutisme en révélant, à l’issue du Conseil des ministres, que 96 cas confirmés sont à déplorer depuis le début de l’année. Ce qui fait qu’on a eu 81 cas en l’espace d’une semaine". "La grosse majorité des malades - à l’instar des 3.500 cas suspects de l’an dernier dont on ne connaît toujours pas le nombre confirmé - revenait de La Réunion", poursuit “l’Express” qui se fie à une source du ministère mauricien de la Santé.
Vendredi, dans un communiqué, le gouvernement mauricien affirme que "la situation est sous contrôle, la campagne de prévention tous azimuts du ministère de la Santé porte ses fruits".
Des mesures de lutte
Plusieurs mesures ont également été annoncées vendredi : l’augmentation du nombre de médecins dans les hôpitaux où des cas de chikungunya ont été rapportés, une campagne de désinsectisation dans les régions à risques (berges de rivières, terrains vagues, etc...), l’importation de brumisateurs et de produits non toxiques pour les opérations de fumigation, un contrôle strict à l’aéroport et au port, de même que des opérations de nettoyage des drains par les collectivités locales.
Par ailleurs, une campagne de sensibilisation et de désinsectisation des écoles et la recherche de l’assistance technique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont été également préconisées.
Mais ces annonces ne rassurent pas “l’Express”. Ce dernier écrivait dans son édition de lundi dernier : "depuis 2 jours, les autorités ont choisi de ne pas donner de chiffres sur le nombre de personnes atteintes de chikungunya. Pour certains, il s’agit de protéger le secteur touristique. Pour d’autres, de ne pas alarmer la population".
Dénombrement difficile
Et de poursuivre, citant une source au ministère de la Santé : "les chiffres ne reflètent pas la réalité". Ils seraient nettement inférieurs si l’on estime que "souvent, dans une famille, seule une personne atteinte se tourne vers la santé alors que 5 autres subissent les mêmes symptômes".
"En l’absence de chiffres, toutes les spéculations sont permises", note “L’Express” qui craint que "la maladie ait pris des proportions alarmantes, confortant ceux qui, à Mahébourg, crient déjà à l’épidémie". "Dans ce village précisément, en l’absence de chiffres officiels, les habitants ne manquent pas de grossir les chiffres. De 400 dimanche à 200 par jour, c’est l’escalade", écrit “l’Express”.
Pas d’épidémie selon le ministre de la santé
Le ministre mauricien de la santé, Satish Faugoo, a rassuré mardi, ses concitoyens qu’il n’y a même pas un début d’épidémie de chikungunya à Maurice en dépit des 206 cas recensés depuis le début de l’année.
Selon lui, l’île est loin du nombre de cas recensés à l’île de La Réunion, où les personnes infectées se comptent par dizaines de milliers.
"Nous avons eu des cas isolés que nous réussissons à contrôler. Il n’y a pas lieu de paniquer. La propagation de la maladie est déjà contenue", a-t-il dit, avant d’ajouter qu’il n’y a eu aucun décès lié au chikungunya dans l’île.
Par ailleurs, différentes régions de l’île où des cas suspects ont été relevés sont pulvérisées d’insecticides en vue d’éliminer les moustiques vecteurs de cette maladie.
Les Mauriciens ont aussi été appelés à assécher toute eau stagnante dans leurs cours ou dans les parages de leurs maisons.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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