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26 juinRetour sur la pose de la première pierre de l’usine de traitement d’eau potable de Bellepierre
Situation très inquiétante alors que l’été est loin d’être fini
17 juillet 2014

52000 cas et plusieurs décès à cause du chikungunya en Guadeloupe. L’épidémie de chikungunya se poursuit de façon intense sur l’ensemble du territoire de la Guadeloupe et de ses îles proches. La Guadeloupe est en situation d’épidémie généralisée (phase 3 du Psage). Dernier point épidémiologique du 10 juillet :
Depuis le début de la surveillance (dernière semaine de décembre), le nombre total de cas cliniquement évocateurs de chikungunya ayant consulté en médecine de ville est estimé à 52000.
Le nombre hebdomadaire de ces cas a fortement augmenté entre début avril (S2014-14) et début juin (S2014-23), jusqu’à environ 6000 cas par semaine. Au cours du mois de juin (S2014-23 à 26), ce nombre s’est stabilise.
Ces indicateurs suivent la même dynamique que le nombre de cas évocateurs vus en médecine de ville. Au CHU de Pointe à Pitre, après une augmentation début juin (S201423), le nombre de passages aux urgences pour suspicion de chikungunya s’est stabilisé avec en moyenne 200 passages par semaine. Au CH de Basse-Terre, après une nette diminution du nombre de passages la deuxième semaine de juin, on note également une stabilisation de ce nombre, entre 50 à 60 passages hebdomadaires. Depuis le début de l’épidémie, on observe dans ces passages une majorité d’enfants au CHU et une majorité d’adultes au CHBT
Depuis la mise en place du dispositif de surveillance des cas hospitalisés, 188 cas biologiquement confirmés ou probables pour le chikungunya ont été hospitalisés. Parmi eux, 19 étaient des formes sévères de la maladie (13% des formes classées), 133 des formes non sévères et 36 sont en cours de classification. Le nombre hebdomadaire des cas hospitalisés a notablement augmenté à partir de mi-mai (S2014-21) et il fluctue depuis d’une semaine à l’autre, entre 17 et 33 cas. La proportion de formes sévères reste stable.
Depuis le début de l’épidémie, parmi ces cas hospitalisés, 3 décès ont été enregistrés, investigués et classés par les experts infectiologues comme étant indirectement liés au chikungunya. Par ailleurs, 6 certificats de décès portant la mention « chikungunya », ont été enregistrés pour des personnes décédées à leur domicile depuis le début de l’épidémie.
Sur les 4 dernières semaines, du 2 au 29 juin 2014, l’épidémie a progressé sur l’ensemble du territoire, restant généralisée sur l’ensemble des communes. Parmi les 29 communes disposant de médecins sentinelles, 14 ont une incidence de cas cliniquement évocateurs supérieure à la moyenne départementale. Six de ces communes sont situées sur la Grande Terre, cinq en Basse-Terre et les autres aux Saintes, à Marie-Galante (Grand-Bourg) et à La Désirade.
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