Le 30 novembre à 20 heures, salle Canter sur le campus universitaire

Concert classique en faveur des personnes vivant avec le VIH/SIDA

27 novembre 2007

Cette année, RIVE peut à nouveau compter sur l’aide et l’investissement personnel de quatre artistes exceptionnels soutenant l’association dans ses efforts de lutte contre le SIDA.
Alain Meunier, célèbre violoncelliste, entouré par la violoniste Ayako Tanaka-Herzog, l’altiste Mathieu Herzog et la pianiste Rebecca Chaillot, sont en tournée dans notre zone de l’Océan Indien de mi-novembre à début décembre pour une série de concerts au profit des personnes vivant avec le VIH.
En donnant des concerts à titre gracieux au bénéfice d’hommes, de femmes et d’enfants en souffrance, ces musiciens de renommée internationale montrent leur engagement et leur non indifférence face à cette terrible maladie qui sévit partout dans le monde, sans épargner notre région.
Pour les associations de soutien aux personnes atteintes par le VIH, cette tournée représente une aide précieuse. Elle permet de récolter des fonds afin de poursuivre les actions les plus élémentaires auprès des patients de la Réunion et des autres îles. Mais c’est aussi un moyen de sensibiliser la population et les médias aux problèmes du VIH/SIDA et des infections sexuellement transmissibles.
Les artistes reviennent tout juste de leur séjour à Madagascar où ils ont donné un concert à l’hôpital Befelatana, et un grand concert au Centre Culturel Albert Camus à Tananarive, en faveur de deux associations de lutte contre le SIDA, Sisal et Fifafi.
Aux Seychelles, les bénéfices des concerts seront reversés aux associations FAHA et HASO.
Les bénéfices des concerts à La Réunion serviront au maintien des différentes actions de soutien aux personnes vivant avec le VIH, menées par RIVE.


L’association RIVE Océan Indien

Accueillant des patients franco-malgaches et franco-mauriciens de la zone qui viennent à La Réunion afin d’avoir accès aux médicaments leur sauvant la vie,
l’association décide de se battre pour l’ensemble des patients des îles de l’Océan Indien. C’est ainsi que lors de ses voyages dans la région, le Dr Catherine Gaud va à la rencontre des décideurs politiques, avec dans ses bagages un plaidoyer en faveur des personnes atteintes par le VIH et d’une prise en charge médicale adaptée.
Grâce aux efforts de divers acteurs, aussi bien politiques que médicaux et associatifs, l’accompagnement social et la prise en charge des personnes infectées par le VIH s’est aujourd’hui beaucoup améliorée dans l’ensemble des pays de la zone : de nouveaux médecins référents sont formés tous les ans dans le cadre de différents programmes financés par la Banque Africaine de Développement et la Coopération Française, sous l’égide de la Commission de l’Océan Indien. Associés à ces programmes depuis leur mise en route en 2003, l’association RIVE Océan Indien et le Service clinique d’immunologie du CHD accueillent le personnel médical de la zone pour des stages d’immersion à La Réunion. En juillet 2008 seront ainsi formés 48 médecins référents malgaches et 6 seychellois. Dans leurs pays respectifs, ces médecins sont les seuls à pouvoir prescrire le traitement antirétroviral, financé par le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA.
Malgré ces avancées considérables, la situation dans les différentes îles reste très disparate et la lutte contre la maladie est loin d’être gagnée. Les traitements ont transformé une maladie mortelle en pathologie chronique, mais on ne peut toujours pas guérir du SIDA. Sans oublier que les personnes séropositives souffrent également de la discrimination et de la stigmatisation à leur égard, phénomène omniprésent dans l’ensemble des pays de la zone.

Madagascar

Le rapport d’ONUSIDA publié en juin 2006, estime le nombre de séropositifs à 49.000. Mais il est difficile d’obtenir des données statistiques fiables, et d’autres sources se montrent plus pessimistes en évaluant le nombre de personnes vivant avec le VIH à 100.000 voire 200.000.
La prévalence semble plus élevée dans les villes portuaires (Antsiranana / Diégo Suarez, Toamasina / Tamatave) que sur les hauts plateaux. Néanmoins, toutes les provinces seraient touchées, y compris les zones rurales.
Ces dernières années, une des priorités du Comité National de Lutte contre le SIDA consiste dans l’ouverture de nouveaux Centres de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG). Fin 2005, il en existe une trentaine sur l’ensemble du territoire. Dans la même année, 25 000 tests sont réalisés.
Bien que les capacités de traitement se développent, le système de santé manque toujours cruellement de moyens structurels et de personnels formés. La population malgache hésite encore à se faire dépister et la discrimination vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH est très forte. Une loi visant à combattre la stigmatisation liée au VIH/SIDA vient d’être votée.

Les Seychelles

Aux Seychelles, la découverte du premier cas VIH/SIDA remonte à 1987. Le nombre de cas cumulés fin 2005 s’élève à 244 cas. En décembre dernier, 130 patients sont suivis au centre hospitalier de Mahé. Depuis 2002, les patients seychellois ont accès aux traitements antirétroviraux, pris en charge par l’état à travers le fonds mondial de lutte contre le SIDA.
Le mode de transmission est majoritairement hétérosexuel, touchant de façon presque égale les femmes et les hommes.
La grande majorité de la population seychelloise a déjà entendu parler du SIDA, mais les idées fausses, notamment en ce qui concerne les modes de transmission, persistent. Le VIH reste un sujet tabou, tout comme l’homosexualité, qui est d’ailleurs interdite par la loi.

La Réunion

Au niveau de la zone d’Océan indien, La Réunion dispose du meilleur plateau technique en matière de la prise en charge du VIH/SIDA. Depuis de nombreuses années, notre département n’a aucun retard sur la France métropolitaine. Un exemple : en 1996, les patients réunionnais ont accès à la trithérapie, pris en charge à 100% par la Sécu, en même temps que les patients métropolitains. Depuis, La Réunion et notamment l’association RIVE OI, accueillent régulièrement des patients de la zone, souvent en péril vital, qui ne peuvent être soignés dans leurs pays respectifs.
Grâce à l’amélioration de la prise en charge, et notamment grâce à la formation de médecins référents dans l’ensemble des pays de notre région, le nombre de patients envoyés en urgence à la Réunion est aujourd’hui moins important que dans le passé.
Dans notre département, plus de 600 personnes sont atteintes par le VIH, dont 68% d’hommes et 32% de femmes. Le mode de transmission est majoritairement hétérosexuel. 94 patients sont co-infectés par les virus des hépatites. La file active, c’est-à-dire le nombre de personnes suivies, augmente régulièrement.
Tous les ans, une dizaine de patients meurent du VIH dans notre île, notamment des personnes qui sont dépistées tardivement, c’est-à-dire au stade terminal de la maladie. Autre tendance inquiétante qui se confirme depuis quelques années : le VIH n’épargne aucune tranche d’âge. Il touche de plus en plus de jeunes (<15 ans), mais sévit également parmi les personnes âgées. Ainsi, un homme de 80 ans a appris sa séropositivité cette année.


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Témoignages - 82e année


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