Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
7 août 2008

La France, critiquée pour l’absence de membre de son gouvernement à la 17e conférence mondiale sur le sida de Mexico, a tenté de se défendre ce mardi. « Vous connaissez mon attachement, et celui de la France, à cette exigence de santé publique qui est la vôtre. C’est une exigence profondément politique et une exigence profondément morale », a écrit Nicolas Sarkozy dans un message adressé au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon.
Le Président « s’engage à ce que le niveau d’excellence » de la France dans la recherche sur ce fléau, soit « préservé », citant notamment l’Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites (ANRS). Le directeur de l’ANRS, Jean-François Delfraissy, a pourtant indiqué lundi que la subvention du ministère français des Affaires étrangères à l’Agence allait être réduite presque de moitié, passant de 1 million d’euros à 600.000.
La France, « premier contributeur européen »
Le Quai d’Orsay a de son côté cherché à relativiser cette diminution. « Les crédits qui lui sont versés par ce ministère ont certes diminué en 2008 par rapport à 2007 mais s’établissent à 1,5 million d’euros et non à 600.000, comme cela a été indiqué », a déclaré ce mardi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal. « Cette diminution, liée aux contraintes budgétaires, reste limitée par rapport à l’ensemble des crédits » français pour la lutte contre le sida dans le monde, a-t-il ajouté.
Paris a tenu à mettre en exergue le fait qu’elle est dans le peloton de tête des pays contribuant à la lutte contre cette maladie. La France est en particulier « le premier contributeur européen et le deuxième dans le monde au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme », a rappelé Romain Nadal, soulignant que cette contribution, actuellement de 300 millions d’euros, a été portée à 900 millions d’euros pour la période 2008-2012, soit une augmentation de 33% par rapport à la période 2005-2007.
« Un très mauvais signe envoyé au monde entier »
L’association de défense des droits des homosexuels, Act Up, a protesté contre l’absence de responsable politique français, en particulier les ministres des Affaires étrangères et de la santé, Bernard Kouchner et Roselyne Bachelot, à cette conférence mondiale, qui se tient jusqu’au 8 août. Le Parti communiste français a estimé de son côté que l’absence de la ministre de la Santé à la conférence était « un très mauvais signe envoyé au monde entier ».
Une « contribution conjointe » des deux ministres « sera rendue publique au cours des débats », a tenu à préciser le ministère des Affaires étrangères. Nicolas Sarkozy souhaite par ailleurs que la prochaine session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée au sida en 2010 « ait lieu au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement ».
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