Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Face à la nouvelle épidémie importée de France, pas de protection pour les Réunionnais
23 juillet 2022, par

Le Sénat et l’Assemblée nationale sont tombés d’accord pour un texte commun relatif à la gestion de l’épidémie de COVID-19. Le contrôle sanitaire des passagers venant de France à La Réunion restera interdit dans l’immédiat. Il pourrait être rétabli en cas de « circulation d’un nouveau variant » grave, ou en cas de « risque de saturation » des hôpitaux. Autrement dit, pas de contrôle avant que l’épidémie soit installée à La Réunion et donc aucune protection des Réunionnais face à l’importation d’une nouvelle crise sanitaire.
L’Assemblée nationale et le Sénat se sont mis d’accord sur un texte commun au sujet du « Projet de loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la COVID-19 ».
Au moment où La Réunion subit les effets d’un nouveau variant de la COVID-19 importé de France, les parlementaires sont d’accord pour interdire dans l’immédiat le contrôle sanitaire de tous les passagers en provenance de ce pays.
En effet, selon le communiqué du Sénat, il est question de « l’instauration d’un mécanisme de protection sanitaire aux frontières, si un nouveau variant très dangereux apparaît. Un test pourrait alors être exigé pour l’accès au territoire ».
Pourtant, depuis plusieurs semaines, le coronavirus provoque un décès à l’hôpital par jour. Les variants qui ont succédé à la souche originale peuvent donc être mortels. Mais apparemment, ceci ne justifie pas le qualificatif de « très dangereux », puisque le contrôle sanitaire de tous les passagers en provenance de France seront interdits dans l’immédiat.
Il s’avère qu’avec un décalage de quelques semaines après la France, le même variant devient majoritaire. Ceci est une constante à chaque pic de fréquentation de l’aéroport.
Dans ces conditions, la logique aurait voulu qu’au minimum, tous les passagers venant de France fussent soumis à un test RT-PCR de dépistage à leur arrivée à l’aéroport à La Réunion et ensuite placés en quarantaine sous surveillance dans l’attente du résultat. Si ce dernier est négatif, alors l’arrivant pourra se mêler à la population, sinon lui sera alors administré le traitement approprié pour le soigner et éviter toute transmission.
Mais apparemment, pour le Sénat et l’Assemblée nationale, un mort par jour en moyenne n’est pas une situation suffisamment grave pour que des mesures de protection de la population réunionnaise face au risque des cas importés soient prises dans l’immédiat. Les passagers de 30 vols par semaine pourront donc continuer à débarquer sans être contrôlés alors qu’ils viennent d’un pays qui dénombre plus de 100.000 nouveaux cas par jour.
Un test de dépistage une fois que l’épidémie se sera installée : ce sera trop tard.
Pour illustrer cette étonnante attitude des représentants des citoyens au Parlement, voici un extrait de l’article 2 du « Projet de loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la COVID-19 » adopté par le Sénat :
« I. – À compter du 1er août 2022 et jusqu’au 31 janvier 2023, le Premier ministre peut, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la santé et après avis de l’autorité scientifique compétente établie par voie réglementaire, en cas d’apparition et de circulation d’un nouveau variant de la COVID-19 susceptible de constituer une menace sanitaire grave, dans l’intérêt de la santé publique et aux seules fins de lutter contre la propagation de l’épidémie de COVID-19, imposer aux personnes âgées d’au moins douze ans souhaitant se déplacer à destination du territoire national en provenance de pays ou de l’une des collectivités mentionnées à l’article 72-3 de la Constitution affectés par l’apparition et la circulation dudit variant, ainsi qu’aux personnels intervenant dans les services de transport concernés, de présenter le résultat d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la COVID-19.
L’exécutif et les parlementaires de la collectivité mentionnée au même article 72-3 concernée sont consultés avant toute application du dispositif prévu au premier alinéa du présent I.
L’application de ce dispositif au-delà d’un mois doit être autorisée par la loi.
II. – À compter du 1er août 2022 et jusqu’au 31 janvier 2023, le Premier ministre peut, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la santé et après avis de l’autorité scientifique compétente établie par voie réglementaire, en cas de risque de saturation du système de santé de l’une des collectivités mentionnées à l’article 72-3 de la Constitution, dans l’intérêt de la santé publique et aux seules fins de lutter contre la propagation de l’épidémie de COVID-19, imposer aux personnes âgées d’au moins douze ans souhaitant se déplacer à destination de ladite collectivité, ainsi qu’aux personnels intervenant dans les services de transport concernés, de présenter le résultat d’un examen de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par la COVID-19.
Les présidents des exécutifs régionaux, départementaux et territoriaux ainsi que les parlementaires de la collectivité concernée sont consultés avant toute application du dispositif prévu au premier alinéa du présent II. »
M.M.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Mézami na pwin lontan mwin la ékrir in n’afèr dann in biyé pou dir d’apré sak mi antann in pé partou épi sak mi lir ossi dann zoinal, bann zansien (…)
In kozman pou la rout
NaMo Green Rail, sur la ligne Jind-Sonipa
D’autres communes concernées à La Réunion ?
Convention de subvention avec l’Agence française de développement
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois