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Officiellement toujours aucun cas de COVID-19 dans l’Union des Comores contrairement à Mayotte
17 avril 2020, par

L’Union des Comores est un des rares pays à être préservé du coronavirus ce qui est contesté par les autorités françaises, sur la base d’un « cas importé ». En réalité, la personne en question est un ressortissant français vivant à Mayotte, arrivé dans la Grande Comore avant la fermeture des aéroports et qui a pu très bien être contaminée à Mayotte. Le gouvernement comorien demande donc à la France de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’arrivée de cas importés depuis Mayotte, rappelle la multiplication des traversées clandestines entre Mayotte et Anjouan pour fuir le coronavirus, et « réfute la campagne de désinformation menée par la préfecture de Mayotte au sujet des mouvements vers Mayotte depuis le reste de l’archipel des Comores ». Paris contre-attaque en instrumentalisant le décès le 8 avril à Moroni du Grand Mufti des Comores, affirmant par la voix de l’ARS de Mayotte qu’il est mort du coronavirus.
A Mayotte où les autorités françaises administrent l’île, l’épidémie de coronavirus a atteint des proportions plus importantes qu’à La Réunion malgré une fermeture totale de l’aéroport aux passagers. Plus de 200 cas et 3 décès sont à déplorer.
Dans les autres îles des Comores, la situation est bien différente. En effet, aucun cas de coronavirus n’a encore été annoncé officiellement. Une des explications avancées vient de la persistance du paludisme dans ce pays. En conséquence, la nivaquine est couramment administrée. Ce médicament à base de chloroquine diminue la charge virale et donc empêche le coronavirus de se développer. De plus, le régime alimentaire y est beaucoup moins pollué par les produits ultra-transformés imposés par des multinationales de l’agro-alimentaire. Ce régime à l’occidentale est source d’obésité, de diabète et autres maladies sans oublier une destruction de la flore intestinale. Tout ceci affaiblit les défenses immunitaires des nombreuses personnes soumises à ce régime alimentaire à Mayotte. L’épidémie de coronavirus à Mayotte est alors un révélateur de cette catastrophe sanitaire.
La logique voudrait que les autorités françaises s’inspirent des méthodes qui permettent aux habitants des îles administrées par l’Union des Comores de ne pas être touchés par le coronavirus. Mais ce n’est pas ce que la France veut mettre en avant à en croire la polémique qu’elle a lancée.
Le 13 avril dernier, un vol de rapatriement de ressortissants français a atterri à Mayotte en provenance de la Grande Comore et d’Anjouan. Un cas de coronavirus a été découvert par les passagers. Aussitôt, les autorités françaises se sont précipitées pour communiquer sur « un cas importé des Comores ». Elles disaient en substance que cela démontrait que le coronavirus circulait dans l’Union des Comores, ce qui sous-entendait que le gouvernement comorien mentait. Et d’affirmer que ce patient était donc un cas importé de l’Union des Comores.
Un communiqué publié le 15 avril par le ministère comorien des Affaires étrangères et de la Diaspora a apporté un démenti précis et cinglant aux accusations françaises :
« Ce mercredi 15 avril 2020, le média « Mayotte 1ère » a annoncé que sur les 69 Français rapatriés par le Vol EWA de lundi 13 avril vers Mayotte et placés en quarantaine à la caserne du Régiment du Service Militaire Adapté, l’un d’eux a été testé positif au Covid-19.
L’Union des Comores déplore l’inélégance des autorités françaises. En dépit des bonnes relations entre les deux pays et la politique prônée par le réseau SEGA de la COI imposant à tout pays l’obligation d’informer les autres membres d’une manière officielle de tout cas déclaré sur son territoire, la France ne l’a pas faite.
S’il s’avérait qu’il y avait un cas, conformément aux informations divulguées par l’Ambassade de France à Moroni dans les réseaux sociaux, il est clair que le patient est entré à Moroni le 3 mars 2020 en provenance de Mayotte ce qui contredit la thèse selon laquelle le cas est importé des Comores.
Par ailleurs, l’Union des Comores réfute la campagne de désinformation menée par la préfecture de Mayotte au sujet des mouvements vers Mayotte depuis le reste de l’archipel des Comores. En effet, l’Union des Comores enregistre des passagers provenant de Mayotte par Kwasa qu’elle continue à mettre en quarantaine pour protéger la population et les résidents dans les trois îles.
Enfin, aucun cas n’est encore confirmé par les autorités comoriennes compétentes. »
Hier, la France a contre-attaqué par la voix de l’ARS de Mayotte. Cette institution prétend que le Grand Mufti des Comores serait décédé le 8 avril du coronavirus. Cette allégation se base sur l’interprétation de radios du poumon attribuées à ce patient, qui auraient été transmises par un médecin de Moroni à un de ses collègues à Mamoudzou.
Les accusations de la France ne sont pas de nature à favoriser la nécessaire coopération avec l’Union des Comores pour empêcher tout l’archipel d’être aussi gravement touché par le coronavirus que Mayotte.
M.M.
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Messages
17 avril 2020, 11:28, par MichelM
Banna y zoué lo cachiète derrière un pied papaye. Ou voi, non mi voi pa mé ton kilott y dépasse. Oté arrêt un kou. Selon le principe de précaution, chacun devrait se dire que le virus est dans le pays. Mayotte comme les Comores ont malheureusement accueilli des voyageurs malgré l’annonce de la pandémie. Bien avant le confinement, Mayotte a été l’objet de mouvement de départ et d’arrivée. Idem pour les Comores. Car selon la presse des deux parties, des kawssa kwassa en provenance de Mayotte, ont accostés à Anjouan. Même si les militaires comoriens ont intercepté une grande majorité des voyageurs pour les mettre en quarantaine, il est possible que certains sont passés à travers les filets. Donc, il est possible que certains soient contaminés. Au lieu de se déchirer sur des pseudo-vérités, tous devraient se mettre d’accord pour lutter efficacement contre ce virus."On réussit avec les autres, jamais contre les autres"