Santé

Coronavirus : des chercheurs chinois préparent un traitement possible avant la fin de l’année

En attendant la mise au point d’un vaccin contre le COVID-19

Témoignages.re / 22 mai 2020

Dans l’attente d’un vaccin qui ne pourra être au point avant au moins un an, des chercheurs de l’Université de Pékin travaillent sur un médicament à base d’anticorps qui permet de réduire considérablement la charge virale et donne une immunité temporaire au COVID-19. Les essais cliniques se dérouleront dans plusieurs pays, car le nombre de malades du coronavirus en Chine n’est pas suffisant pour mener cette campagne de tests. Voici des extraits d’un article de « l’Express » qui rend compte de cette information.

JPEG - 69.6 ko

Un médicament en phase de test à la prestigieuse Université de Pékin (“Beida”) permettrait non seulement d’accélérer la guérison des malades, mais aussi d’immuniser temporairement contre le Covid-19. Si plus d’une centaine de laboratoires mondiaux se sont lancés dans la recherche d’un vaccin, celui-ci pourrait n’être disponible que dans 12 à 18 mois, a averti l’Organisation mondiale de la santé. Un traitement à base d’anticorps pourrait donc s’avérer plus rapide à diffuser dans la population.
Lors d’un entretien avec l’AFP, Sunney Xie, directeur du Centre d’innovation avancée en génomique de Beida, explique que le traitement marche chez la souris. Son laboratoire a prélevé des anticorps auprès de 60 patients guéris de la maladie avant de les injecter chez les rongeurs. « Au bout de cinq jours, leur charge virale avait été divisée par 2500 », assure-t-il. « Cela signifie que ce médicament potentiel a un effet thérapeutique ».

Une étude sur cette recherche a été publiée dimanche dans la revue spécialisée “Cell”. L’étude y voit « un remède » potentiel contre la maladie et note qu’elle permet d’accélérer la guérison.
Selon Sunney Xie, le traitement pourrait être disponible avant la fin de l’année.
« La préparation des essais cliniques est en cours », ajoute le chercheur, précisant qu’ils se dérouleront en Australie et dans d’autres pays. Avec la décrue de l’épidémie en Chine, le géant asiatique ne dispose pas suffisamment de porteurs du virus pour procéder à des essais sur l’homme. « Ce que nous espérons, c’est que ces anticorps deviennent un médicament spécial qui permettra d’arrêter la pandémie », déclare-t-il.

En Chine, plus de 700 patients ont déjà reçu du plasma (un constituant du sang) de malades guéris, une technique qui a produit « de très bons effets », selon les autorités sanitaires. Mais la quantité de plasma disponible « est limitée », relève le professeur Xie. Alors que les 14 anticorps utilisés dans sa recherche pourraient être rapidement reproduits à grande échelle, selon lui.
Cette approche a déjà été adoptée avec succès pour combattre d’autres virus, comme le VIH, Ebola et le Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers).

Voir en ligne : https://www.lexpress.fr/actualite/m...