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Choix de santé ou choix politique ?
28 juillet 2021, par

La fin de la quarantaine pour les cas-contact, les personnes suffisamment proches d’une personne contaminée par la COVID-19, à condition qu’elles aient eu depuis une semaine leur seconde injection du vaccin Pfizer interroge. En effet, les vaccins distribués à La Réunion ne garantissent pas à 100 % la protection contre l’infection et contre la transmission du virus à des personnes saines. C’est ce que rappelle les nombreuses nouvelles contaminations en Israël notamment. Dans ces conditions, cette décision n’est-elle pas un choix politique pour accélérer l’écoulement des vaccins d’une industrie pharmaceutique cotée en Bourse payés par nos cotisations à la Sécurité sociale ?
Dans le communiqué sur la situation sanitaire, l’Etat annonce de « nouvelles modalités de gestion des contacts à risque »
« Les personnes-contacts à risque sont dispensées d’isolement lorsqu’elles présentent un schéma vaccinal complet.
Mesures à appliquer :
– Réaliser un test immédiatement et 7 jours après, maintenir les mesures barrières en toutes circonstances jusqu’à 7 jours après le dernier contact avec le cas confirmé.
– Réaliser une auto-surveillance de leur température et de l’éventuelle apparition de symptômes, avec test à faire immédiatement en cas de symptômes, quel que soit l’âge.
– Informer les personnes avec qui elles ont été en contact à partir de 48h après leur dernière exposition à risque avec le cas confirmé et leur recommander de limiter leurs contacts sociaux et familiaux.
– Limiter les interactions sociales et éviter tout contact avec des personnes à risque de forme grave même si elles sont vaccinées, et porter un masque.
Les personnes-contacts à risque partageant le même domicile que le cas doivent porter un masque au domicile et la personne contaminée doit rester isolée de ses contacts. »
Autrement dit, lorsqu’une personne vaccinée a été en contact suffisamment proche avec une personne infectée pour être considérée comme un cas contact, elle n’est plus astreinte à une quarantaine d’une semaine. Elle peut donc se mêler à la population à condition de respecter les mesures barrière et à porter le masque. Le respect de ces dispositions par une personne en particulier lâchée dans la nature est très difficile à contrôler.
Cet allègement des contraintes pour les personnes vaccinées pourrait s’entendre si tous les vaccins utilisés contre la COVID-19 garantissaient de ne pas être infecté par le coronavirus et donc de ne pas le transmettre.
Or, le même communiqué sur la situation sanitaire annonce un décès d’une personne qui « présentait un schéma vaccinal complet et des comorbidités ». Si cette personne apparaît dans ce communiqué, c’est bien parce que son décès est lié à la COVID-19 contre laquelle elle avait été vaccinée. Si ce décès est lié au coronavirus, c’est bien parce que la victime a été infectée et qu’elle a donc pu être contagieuse.
Ce drame confirme les résultats observés dans le monde, le risque de transmission du virus par une personne vaccinée n’est pas à exclure et dans ce cas, ce risque doit être traité de la même façon que lorsqu’il concerne une personne non-vaccinée pour protéger le reste de la population.
M.M.
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