La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
« Les visites sont strictement interdites aux personnes rentrant de voyage ou cas contact »
7 septembre 2020, par

Deux jours avant la démonstration faite par l’ARS Réunion, prouvant que malgré le test obligatoire avant l’embarquement, des passagers continuent d’amener le coronavirus à La Réunion sans qu’ils soient testés obligatoirement à leur arrivée, le CHU avait pris les devants. Les visites dans les EHPAD et les unités de soin de longue durée sont désormais « strictement interdites aux personnes rentrant de voyage ou cas contact ».
Depuis le 1er septembre, les visites des malades dans les services du Centre hospitalier universitaire de La Réunion s’effectuent selon un nouveau règlement. C’est ce qu’annonce un communiqué du CHU-Réunion en date du 2 septembre. Voici un extrait :
« Compte tenu de l’évolution de la COVID-19 à la Réunion, le CHU de la Réunion met en place de nouvelles modalités de visite applicables au sein des services de Gériatrie, des EHPAD et des Unités de Soins à Longue Durée (USLD).
Les visites aux personnes âgées hospitalisées ou résident en EHPAD et USLD ne pourront se faire sur rendez-vous auprès du service de soins concerné.
Elles sont également limitées à 1 heure par jour, et une seule personne par patient, en maintenant l’absence de contacts physiques avec le patient et le respect strict des gestes barrières. Pour rappel, le port du masque en continu est obligatoire au sein de notre établissement et lors de ces visites.
Les visites sont strictement interdites aux personnes rentrant de voyage ou cas contact. »
La dernière phrase met donc sur le même plan les personnes ayant été en contact avec un patient atteint par la COVID-19 et celles qui viennent d’entrer sur le territoire de La Réunion.
Rappelons en effet que ces personnes n’ont que deux documents à fournir pour venir dans notre île : une attestation sur l’honneur affirmant qu’elle n’a pas de symptôme, et un résultat négatif à un test de dépistage de la COVID-19 effectué 72 heures avant le vol.
Or, vendredi dernier, lors de la conférence de presse des autorités sanitaire et de la Préfecture, la directrice de l’Agence régionale de Santé avait souligné ceci : « le test RT-PCR n’est pas un test fait pour se rassurer. On peut être négatif au test un jour et positif le lendemain si le virus était en train d’incuber ». Ceci est confirmé par la découverte de nouveaux cas de coronavirus chez des personnes qui sont testées une semaine après leur arrivée. Ceci n’est pas étonnant, compte tenu de l’ampleur de l’épidémie en France. C’est donc la preuve qu’elles avaient le virus en arrivant à La Réunion, sans que le protocole sanitaire décidé par Paris ne puisse les détecter à leur arrivée. D’où le risque certain que ces passagers, 55 sur 10.000 actuellement, puissent être à l’origine de chaînes de contamination.
D’où le principe de précaution qui s’applique au CHU de La Réunion.
M.M.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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