Santé

Coronavirus : le médicament Covid Organics en vente à Madagascar

Présentation officielle hier du remède trouvé par l’IMRA

Témoignages.re / 21 avril 2020

La présentation officielle du remède Covid Organics, médicament contre le coronavirus, s’est déroulée hier au siège de l’IMRA à Antananarivo. La fabrication industrielle a commencé. Il sera distribué gratuitement dans les fokontany, les écoles et les régions les plus touchées par le coronavirus. Des exportations de Covid Organics pourraient financer l’extension de la gratuité de la distribution de ce médicament qui renforce les défenses immunitaires contre le coronavirus.

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A Madagascar, des recherches approfondies sur l’Artemisia, plante médicinale, ont permis à l’IMRA de trouver un médicament pour contrer le coronavirus. Il est déjà testé auprès des malades infectés du Covid-19. « Nos produits ne détruisent pas le virus, mais aident à renforcer l’immunité. Cependant les essais cliniques affichent une tendance sur les vertus curative du Covid Organics. Cependant, sa prise devra être soumise à un certain nombre de conditions », explique Charles Andrianjara, directeur général de l’IMRA.
Le CVO Covid Organics est conditionné en trois formats : en bouteille, en tisane et en décoction, et est proposé à la vente depuis aujourd’hui. Le litre de la potion sera mis en vente à 3000 ariary, la bouteille de 33 centilitres s’achètera à 1500 ariary, et la boite de tisane de 14 sachets à 10000 ariary. Rappelons qu’à Madagascar, le montant mensuel du SMIC est à 200000 ariary. Un litre de ce médicament y coûtera le même prix qu’une bouteille d’eau minérale. Avec le même pouvoir d’achat qu’à La Réunion, cela voudrait donc dire que le litre de médicament représenterait 6,5 % du SMIC.

L’export possible pour financer la distribution gratuite

« Un bon nombre de pays occidentaux sont d’ores et déjà intéressés par notre remède », a lancé Andry Rajoelina, président de la République, lors de la présentation officielle du Covid-Organics. « La commercialisation à l’international reste ainsi la meilleure option pour rentabiliser le produit dans la mesure où la gratuité est de mise au niveau de la distribution locale pour les consommateurs dans le besoin et qui constituent la majeure partie de la population malgache », écrit « l’Express ». « La production et la commercialisation du CVO sont entièrement prises en charge par l’État à l’image de la distribution de nivaquine ou de chloroquine à l’époque.
Les bénéfices iront directement à l’Institut malgache des recherches appliquées (IMRA) pour renforcer les travaux de recherche et de développement des produits pharmaceutique malgache. Il s’agit de fournir des remèdes à la portée de toutes les bourses », souligne le président de la République dans les colonnes de « l’Express » qui précise que la variante sous forme de décoction sera destinée à la distribution gratuite au niveau des Fokontany pour les ménages les plus démunis. Distribution gratuite qui se fera en priorité dans les régions en présence de cas confirmés à l’instar d’Analamanga, Atsinanana et Haute Matsiatra.