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Quand l’impossibilité de garder en permanence le masque expose à l’infection et à la transmission du coronavirus entre détenteurs du Pass sanitaire
24 novembre 2021, par

Les explications à la recrudescence du coronavirus à La Réunion ciblent essentiellement les comportements des Réunionnais. Les discothèques sont notamment dans la ligne de mire alors que les autorités ne semblent pas s’émouvoir du fort risque de circulation du coronavirus dans les vols long-courrier entre la France et à La Réunion : sans aucune distanciation sociale, plus de 400 passagers enlèvent leur masque pendant plusieurs minutes à deux reprises quand la cabine d’un avion se transforme en un restaurant de plus de 400 convives.
Un reportage édifiant d’Antenne Réunion a été diffusé. Voici son contenu :
« Depuis plusieurs semaines, la situation sanitaire se dégrade à La Réunion. À Saint-Gilles dans plusieurs boites de nuit, les clients ne respectent pas le port du masque qui reste obligatoire même sur les pistes de danse comme le prouvent plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux. Plusieurs témoins affirment qu’il n’y a pas de contrôles et que la distanciation n’existe pas à l’intérieur de ces établissements. »
Et de citer plusieurs témoignages :
« Au début oui, les gens avaient les masques mais maintenant je ne vois pratiquement personne avec un masque. C’est devenu normal et personne ne dit rien ».
« Je ne mets plus mon masque car personne ne le porte et personne ne me dit de le mettre. Quand je vais danser aussi personne n’en porte en plus il fait chaud donc raison de plus ».
« Oui même sur les pistes de danse on ne porte pas de masque en plus on est souvent entassés les uns sur les autres ».
« À l’entrée d’une boite de Saint-Gilles il faut le pass sanitaire et avoir le masque mais c’est juste à l’entrée. Ensuite on peut enlever notre masque personne ne va rien dire ». »
Les discothèques ont été les établissements recevant du public qui ont le plus souffert des restrictions imposées en raison de l’épidémie de coronavirus à La Réunion. Ce sont elles qui ont été fermées le plus longtemps, et leur ouverture ne leur permet pas de fonctionner à pleine capacité : la jauge est limitée à 75 % de la capacité d’accueil, et l’accès est limité aux détenteurs du Pass sanitaire. De tels témoignages vont forcément les desservir.
Les restaurants sont des lieux également réservés aux détenteurs du Pass sanitaire, en raison notamment du fait que le port du masque en continu y est impossible. Les restaurateurs doivent également veiller à présenter un protocole de sécurité, notamment en termes de circulation et de distanciation permettant d’éviter la circulation du coronavirus.
Pour voyager entre la France et La Réunion en avion sans motif impérieux, le Pass sanitaire ne suffit pas, il faut également justifier d’un schéma vaccinal complet. Depuis deux semaines en France, la majorité des hospitalisations pour coronavirus, donc pour forme de COVID-19 suffisamment grave nécessitant des soins à l’hôpital, sont le fait de personnes vaccinées au sens de la loi, c’est-à-dire ayant un schéma vaccinal complet. De plus, l’absence de test obligatoire à l’embarquement pour ces vols ne permet pas de savoir si un ou plusieurs passagers sont porteurs du virus.
Or, un vol entre la France et La Réunion dure au moins 10 heures. La plupart de ces voyages s’effectuent la nuit et deux repas y sont servis. A la différence des discothèques, aucune limitation de capacité n’est imposée. Ce sont donc plus de 400 personnes qui cohabitent dans un espace réduit pendant plus de 10 heures et les passagers doivent enlever à deux reprises leur masque pendant au moins plusieurs minutes pour se restaurer. Le risque de circulation du coronavirus est donc évident.
Mais ceci ne semble guère émouvoir les autorités puisqu’à leur arrivée à La Réunion, ces passagers peuvent se mêler librement à la population dans tous les espaces publics puisqu’ils sont vaccinés et détenteurs du Pass sanitaire.
La lutte contre le coronavirus impose donc des mesures beaucoup plus drastiques. Tout d’abord en termes de distanciation sociale, avec une jauge compatible. Durant le premier confinement, les longs courriers de plus de 400 places ne pouvaient accueillir que 150 passagers maximum.
Ensuite en termes de contrôle à l’arrivée, puisqu’il est désormais prouvé que le Pass sanitaire et la vaccination ne protègent pas suffisamment de l’infection et de la transmission du coronavirus. Dans ce cas, la mise en quarantaine pendant 2 semaines dans un lieu d’hébergement comme lors du premier confinement l’an dernier a déjà démontré son utilité, afin de se prémunir de la naissance de chaînes de contamination à partir de cas importés.
M.M.
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