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4 juin, parNos peines
350000 passagers se croiseront en quelques jours dans le hall d’un aéroport à La Réunion
28 décembre 2023, par

Si la COVID-19 constitue toujours un risque mortel, alors le principe de précaution doit s’appliquer au profit des Réunionnais : limitation du nombre de passagers entrant à La Réunion et quarantaine obligatoire de deux semaines. C’est cette stratégie qui avait permis à La Réunion de ne pas être touchée par la « première vague » qui emporta des milliers de vies en France.
Comme lors des précédentes épidémies de COVID-19, une reprise en France a des conséquences à La Réunion. En effet, puisqu’aucune mesure n’est prise pour contrôler l’état sanitaire des passagers en provenance de ce pays à leur arrivée dans notre île, l’aéroport Roland-Garros à Gillot a toujours été depuis 2020 la porte d’entrée de variants de la COVID-19 qui ont provoqué la mort de nombreuses personnes à La Réunion.
Ceci va-t-il encore se reproduire ? En effet, les directions des hôpitaux publics recommandent le port du masque dans leurs établissements en raison d’une reprise de la COVID-19.
Pendant ce temps, l’aéroport de Gillot se prépare à accueillir 350 000 personnes en quelques semaines pour partir ou revenir de la France principalement. Ce seront donc chaque jour plusieurs avions de 400 passagers qui débarqueront sans aucun contrôle sanitaire dans notre île, avec des personnes contaminées pouvant immédiatement se mêler à la population dès leur arrivée. Il suffit en effet de traverser la route pour accéder au plus grand centre commercial du Nord de La Réunion très fréquenté en cette période de pic annuel de la consommation.
Autrement dit, il ne faut plus que les Réunionnais subissent des mesures de restriction à cause de décisions permettant l’importation de nouveaux variants à La Réunion. La logique voudrait que les autorités sanitaires fassent tout leur possible pour empêcher l’entrée du coronavirus dans notre pays. Ce fut la stratégie choisie par tous nos voisins, et force est de constater que le bilan le plus lourd a été relevé à La Réunion, malgré le fait que les décès liés à la COVID-19 survenus dans un hôpital était les seuls comptabilisés.
Si la COVID-19 constitue toujours un risque mortel, alors le principe de précaution doit s’appliquer au profit des Réunionnais : limitation du nombre de passagers entrant à La Réunion et quarantaine obligatoire de deux semaines. C’est cette stratégie qui avait permis à La Réunion de ne pas être touchée par la « première vague » qui emporta des milliers de vies en France.
M.M.
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