Santé

Covid-Organics : l’OMS soutient Madagascar

Spectaculaire retournement de situation à l’Organisation mondiale de la Santé : la réalité des guérisons grâce au CVO s’est imposée

Manuel Marchal / 22 mai 2020

Le 2 mai dernier, « Témoignages » a publié une lettre au peuple malgache signée par Gabriel Djankou, ancien haut-fonctionnaire de l’OIT à Madagascar. Revenant sur la polémique qui avait suivi la découverte à Madagascar d’un remède contre le coronavirus, il avait souligné ceci : « Peuple Malagasy. Tout n’a pas été parfait compte tenu de l’urgence. Mais la Planète entière sur les plans médical, scientifique et même médiatique est à tes pieds. » La journée de mercredi a confirmé cela, car elle a été marquée par un spectaculaire revirement de l’Organisation mondiale de la Santé. En effet, une visioconférence entre Andry Rajoelina, président de Madagascar, et le Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l’OMS, a souligne que désormais, l’OMS soutient le Covid-Organics et va l’étudier, avec un autre projet malgache de médicament injectable, en tant que médicament candidat au Solidarity Trial, projet mondial de recherche d’un vaccin au COVID-19. L’OMS s’engage à signer un accord de confidentialité pour garder secrète la formule du Covid-Organics, et va participer à Madagascar aux essais cliniques du futur médicament injectable.

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Andry Rajoelina a tout d’abord déclaré que Madagascar travaille beaucoup avec l’OMS. Il rappelle que l’épidémie de rougeole a pu être éradiquée grâce au soutien de l’OMS.
Le directeur de l’OMS salue le fait que Madagascar ait pu vaincre cette épidémie, et remercie le président malgache pour son leadership lors de cette bataille, avant de dire au sujet de l’épidémie de COVID-19 à Madagascar : « je serai heureux de travailler près de vous dans toutes les circonstances possibles ».
Rappelant que tous les pays cherchent à limiter la propagation du coronavirus, le président malgache indique que son pays « a élaboré un protocole de traitement, un protocole d’observation clinique et un protocole d’essai clinique ».

Les recherches à Madagascar

« Le premier protocole était un protocole de bithérapie, associant la chloroquine et la nitromycine. Ce traitement a permis de guérir les premiers malades atteints du coronavirus à Madagascar. Par contre, nous avons observé des effets indésirables chez les patients traités », indique Andry Rajoelina qui poursuit : « C’est pour cette raison que nous avons étudié avec nos chercheurs d’autres voies et moyens pour faire face à cette pandémie. Nous avons mis en place le deuxième protocole d’observation clinique sur la décoction Covid-Organics. Nous avons utilisé de l’artémisia, ainsi que d’autres plantes médicinales malgaches. C’est notre médecine traditionnelle connue et reconnue pour ses effets. Actuellement nous proposons un troisième protocole, un essai clinique, associant deux médicaments injectables. Nous avons travaillé jour et nuit et échangé avec des professeurs et chercheurs dans l’océan Indien, et également avec des chercheurs et cliniciens aux États-Unis. Cette maladie n’a pas de frontière et renforce les liens d’amitié et de recherche dans le monde entier.
En réponse à cette invitation de l’OMS, nous acceptons de proposer le Covid-Organics et l’association des deux médicaments injectables en tant que médicaments candidats dans le cadre du Solidarity Trial sous réserve de l’adoption d’un accord de non-divulgation sur la formulation du Covid-Organics que nous proposons actuellement ».

« Comparé à la situation dans d’autres pays, vous vous en sortez très bien »

« Ce COVID est un problème mondial et la contribution de tous est très importante et le leadership est crucial, je vous apprécie beaucoup pour cela », répond le directeur de l’OMS. Et de préciser que Madagascar a pris très tôt des mesures qui portent leurs fruits et vous continuez avec des mesures, en particulier la combinaison des packages comme vous faites est très importante. Mais comparé à la situation dans d’autres pays, vous vous en sortez très bien ». Pour le Covid-Organics, au sujet de l’accord de confidentialité, nous allons le signer et garder la formule confidentielle. Nous avons une unité sur la médecine traditionnelle, cette unité peut s’impliquer et vous aider. Nous pouvons travailler avec vous pour affiner les protocoles et vous aidez pour que vous réussissiez les essais cliniques liés à cela.
Et nous sommes très heureux que les Comores, le Congo, la RDC, la Guinée Equatoriale, la Guinée Bissau, la Tanzanie, le Tchad et beaucoup de pays de la CEDEAO sont avec vous et vous rejoignent. Donc concernant l’étude sur le Covid-Organics, nous pouvons également vous appuyer. Nous pouvons vous aider pour que cela soit le plus scientifique que possible pour que lorsque les résultats sortiront, ils soient acceptables à l’échelle mondiale.

L’OMS participera aux essais cliniques du futur médicament

Le président Rajoelina a alors invité l’OMS à participer aux essais cliniques du futur médicament injectable durant un mois. « Nous nous réjouissons de cette opportunité de travailler avec vous et nous vous aiderons à affiner le protocole si cela est nécessaire, pour également travailler avec vous et avec ceux qui ont accepté de collaborer avec vous. Nous serons heureux d’être vos partenaires », répond le directeur de l’OMS, qui ne demande qu’une chose à Madagascar : « que vous puissiez identifier des chercheurs et nos responsables scientifiques feront de même. Et qu’ils commencent ensemble à travailler et discuter sur le protocole pour aller de l’avant ».

M.M.

Voir aussi :

Remède contre le coronavirus : qui était Albert Rakoto Ratsimamanga, père spirituel du Covid-Organics

« Lettre au peuple malgache : Peuple Malagasy, la planète est à tes pieds »

Covid-Organics : qui est Jerome Munyangi, présenté comme un des découvreurs du remède contre le coronavirus ?

Dénigrement du Covid-Organics : adresse à certains médias de l’Occident



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  • Enfin une bonne nouvelle, même si cela fait grincer les dents des responsables des grands groupes pharmaceutiques qui investissent des milliards de dollars. Nous n’en doutons pas de la volonté de ces milliardaires qui luttent contre le virus, mais il demeure toujours l’ incertitude qu’ils veulent surtout rentabiliser. Pour eux, le retour sur investissement est primordial. Enfin, l’OMS fait preuve de reconnaissance du travail des chercheurs malgaches qui comme leurs dirigeants sont disposés à aider l’ensemble des peuples victimes de cette pandémie. Tout proche de Madagascar, nos frères mahorais sont touchés de plein fouet par ce virus. L’aide de Madagascar serai la bienvenue car on ne refuse pas la main tendue lorsqu’on a la tête sous l’eau.

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  • .une bonne initiative de voir les deux camps travaillent dans les mêmes élans.je trouve le monde Est entrain de sauver par le mal du siècle

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  • J’accueille avec plaisir la nouvelle concernant la participation de l’OMS à ces recherches. Deux questions :
    1. Pourquoi des injections. Les Africains ont l’habitude de se soigner avec des plantes par voie orale. Les injections sont porteuses de risques d’infections et traumatisantes. L’Artemisia annua se prend déjà par infusion ou concoctions contre le palu. Quel est l’avantage de passer par des injections qui nécessitent aussi l’intervention de services médicaux que l’on sait être déficients dans beaucoup de pays africains, alors que l’Artemisia peut se cultiver par tout un chacun et consommer sans danger (la crainte des résistances au palu a été démontré comme non fondé tant par l’expérience du terrain que par des recherches in vitro) ?

    2. Si l’OMS s’engage aux côtés du gouvernement malgache pour la recherche sur le COVID-19, est-elle prête à s’engager aux côtés de la Kenyatta University et KEMRI pour un protocole de recherche sur l’efficacité prophylactique de l’Artemisia annua contre le paludisme.

    Merci

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  • L’OMS a démenti avoir validé l’utilisation du covid- organic

    "Tout médicament recommandé devrait avoir fait l’objet de tests et essais pour prouver son efficacité et son innocuité, afin qu’il ne soit pas néfaste à la population. Ce qui n’est pas le cas pour ce remède", déclarait à l’AFP le docteur Michel Yao, responsable des opérations d’urgence de l’OMS Afrique basé à Brazzaville

    Pour faire valoir une procédure, il faut le faire sur une base exacte, et pas en fonction de ce que vous souhaitez pour des raisons idéologiques. ,

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  • Bonjour Oscar. Dans cet exposé, il n’est pas question de validation de l’utilisation du Covid-Organics, mais de l’étude du traitement. Cette solution pour lutter contre le virus est toujours dénigrée. Toutefois, les raisons idéologiques ne s’arrêtent pas aux portes de l’OMS. Même, dans son interview accordé à la chaine d’information LCI, le Pr Didier Raoult reconnait à demi mot que les grands groupes pharmaceutiques abusent du système soutenu par l’OMS. Ils sont dans le déni voire le conflit d’intérêt. En effet, le respect d’ une procédure, exige que cette application soit équitable et non fondée sur une certaine discrimination en fonction de la puissance du pays et des pays destinataires du produit, notamment les moins développés . Et encore moins en fonction des profits engendrés par la minorité de ceux qui détiennent le monopole de la production pharmaceutique.

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