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23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Le CHU Réunion en danger
22 avril 2025, par

Isaline Tronc, la secrétaire générale de la fédération autonome de la fonction publique hospitalière de La Réunion (FAFPHR), a interpellé le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, le jour de son arrivée à La Réunion.
A la veille du sommet des Chefs d’Etat de la Commission de l’Océan Indien à Madagascar, où seront abordés tous les aspects de la coopération régionale francophone, y compris sanitaire, sommet auquel participera le Président de La République Française, qui a parmi ses missions celle de nommer par décret les directeurs généraux des CHU de notre pays, la FAFPHR se demande si notre Président de La République, connait la réalité de la situation financière et managériale du CHU de La Réunion ?
Notre syndicat hospitalier, la FAFPHR, défend depuis sa création en 2017 les valeurs de Respect des professionnels et des usagers, d’intégrité, de transparence, de bonne gestion des fonds publics hospitaliers et des soins de qualité par le service public hospitalier à La Réunion.
Alors que seuls 115 lits et places ont été créés entre 2012 -date de création du CHR- et fin 2021 (cf.rapport Igas avril 2017 p.11 et rapport d’activité CHU 2022), entre 2015 et 2024, ce sont 2 100 agents de plus qui travaillent au CHU de La Réunion ; notre CHU est passé de 6900 à 9 000 salariés(cf. interview du DG magazine L’Eco Austral n°390). L’activité serait au rendez-vous selon le directeur général, qui en 2024 présentait la situation du CHU comme très bien gérée.
Mais au vu des informations parvenant en Off à notre syndicat démontrant une dégradation de la situation financière et managériale du CHU, nous avons saisi le 7 novembre 2023 le ministre de la santé pour demander une mission d’audit et de contrôle du CHU par l’Igas (inspection générale des affaires sociales) afin d’établir un diagnostic complet et objectif, sur les aspects financiers et managériaux notamment. Cette mission Igas a ainsi été diligentée en 2024 et nous attendons ce rapport, après les phases du contradictoire.
Nous avons ainsi réclamé une investigation approfondie du CHU, sur les mêmes indicateurs que ceux du 1 er rapport Igas d’avril 2017 et rappelé l’importance que ce rapport soit rendu public dès que possible, pour que tous les publics et acteurs, professionnels hospitaliers, citoyens-patients-usagers-contribuables, syndicats et élus de La Réunion connaissent la vérité et disposent du même niveau d’informations. Il s’agit d’un service public de santé ! et d’un établissement de recours pour les populations de la zone océan Indien.
Lorsque ce rapport sera rendu public, les tentatives actuelles de manipulation de l’opinion publique sur la base d’informations non vérifiables seront déjouées.
Toute la lumière doit être faite au plus vite ! sur :
Motifs et surcoût du recours à l’intérim dans plusieurs secteurs (brancardage, informatique, sécurité) ? Le taux d’absentéisme et ses causes dont le mal-être des agents, les harcèlements ?
Le 1er rapport Igas 2017 était cinglant de vérité ! mais hélas, on a eu l’impression qu’il a été sans vergogne mis dans un tiroir par la (même) direction du CHU, dans l’indifférence ou complicité, d’autorités, d’élus, de membres d’instances, dont le conseil de surveillance qui a pour mission légale d’entendre le DG sur sa gestion… cette direction semble avoir pu continuer à agir à sa guise, voire en toute puissance et impunité, malgré les tentatives de certains de tirer les sonnettes d’alarme, dont notre syndicat FAFPHR.
Avec la même direction, les mêmes méthodes, la situation a donc tout naturellement continué à se dégrader jusqu’à atteindre des proportions catastrophiques ! Une communication, édulcorée puis offensive, pour ne pas dire agressive, a aussi été déployée avec l’appui de membres des instances du CHU.
Déjà en 2017, l’Igas, dans son rapport, écrivait, qu’au CHU il y avait une sorte de « déni », le « CHU n’a cessé de revendiquer des aides financières », « que tout est mis en œuvre …pour accréditer l’idée selon laquelle la solution des problèmes du CHU ne réside que dans des aides extérieures », ou encore que certains « … jouent sur la crainte du risque social pour obtenir de l’Etat le maximum d’aides ».
A la lecture de ces extraits 2017, on a l’impression qu’il s’agit d’une analyse de la situation actuelle au CHU et du lobbying déployé en faveur de l’immobilisme tout en continuant à réclamer des crédits de l’Etat !
La FAFPHR a eu la preuve que le directeur général du CHU a piloté le résultat de l’exercice 2022 en modifiant le montant du déficit de plus de 14 millions € ! Ce déficit aurait dû être affiché à 63 millions€ et non en dessous.
C’est édifiant ! On est donc tous en droit de s’interroger :
Ces questions ont leur importance et les réponses à ces dernières doivent être connues de tous !Ce qui ressemble beaucoup à une instrumentalisation par certains de la situation financière du CHU en brandissant le risque épidémique, le surcoût des missions de recours du CHU pour la zone océan Indien pourtant financées par l’Etat, sans vouloir savoir ce qu’il en est réellement des autres dépenses, est malsaine et n’a que trop duré.
Il faut savoir raison garder. Toute la vérité, argumentée de preuves, doit être dite et rendue publique, tant par respect des professionnels hospitaliers que des usagers-citoyens-contribuables, et de notre coopération sanitaire océan Indien.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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