Santé

Institut Max Planck : l’artemisia efficace contre le coronavirus

La thèse française une nouvelle fois démentie : à quand le Covid-Organics à La Réunion ?

Témoignages.re / 25 juin 2020

Après des mois d’analyses, l’Institut Max Planck de Potsdam en Allemagne devait annoncer hier que des extraits d’Artemisia ont prouvé leur efficacité contre le virus Covid19. Prochaine étape : « les chercheurs allemands devraient mener des essais cliniques sur des patients atteints du virus aux États-Unis », annonce Paris-Match dans un article publié hier dont voici quelques extraits. Cette annonce intervient alors qu’en France, l’Académie de Médecine a publié un communiqué contre l’utilisation de l’artemisia en traitement contre le coronavirus. Décidément, l’initiative malgache du Covid-Organics et les recherches en Allemagne et au Danemark sont une pillule qui a du mal à passer pour les responsables français de la sécurité du médicament.

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Qu’attend la France pour évaluer ce remède contre le coronavirus produit à Madagascar ?

Après quatre heures de visite, Peter Seeberger et son adjoint, Kerry Gilmore, assoient leurs doubles mètres respectifs. Les deux colosses affichent leur confiance. « Si je n’étais pas optimiste, je n’aurais pas accepté que vous veniez jusqu’à nous », nous dit le directeur de l’Institut Max Planck, à Potsdam, en Allemagne. Son enthousiasme est contagieux. Le chercheur nous laisse entendre qu’un premier laboratoire aurait déjà livré des conclusions positives. Si le deuxième les confirme, alors… « Nous allons subir une pression énorme. »

Au moment où il nous parle, début mai, il ignore qu’il lui faudra attendre presque deux mois avant de connaitre la réponse. Le détail des résultats sera communiqué lors d’une conférence de presse mercredi 24 juin à 15 heures. Déjà, lors de notre rencontre, le scientifique nous avait expliqué la suite des événements : deux hôpitaux devraient mener « immédiatement » des essais cliniques. Validé en laboratoire, le remède devra maintenant prouver son efficacité sur les humains. « En temps normal, ce travail prend plusieurs mois. Mais, vu le contexte, un mois devrait suffire. » Ainsi, d’ici la fin de l’été, l’épisode Artemisia devrait enfin être élucidé.

Dès l’apparition du Covid-19, Seeberger se rappelle que, pendant l’épidémie de Sras, elle était prescrite par les médecins chinois. En janvier, il décide donc de mener des tests moléculaires pour faire réagir la plante et son principe actif contre des cellules infectées par le virus. Un laboratoire danois accepte la mission au pied levé.

Le 30 avril, alors que le professeur Seeberger attend à Potsdam des nouvelles de ses tests cellulaires, des présidents africains réunis en visioconférence débattent déjà de la généralisation du « Covid-Organics », le terme inventé par le président malgache pour désigner la tisane d’artemisia. S’ils ne détiennent pas encore de preuve scientifique, tous partagent la conviction que ce n’est pas un hasard si les pays touchés par le paludisme semblent épargnés par le Covid-19. Même « coïncidence » en Asie du Sud-Est. Pour cause de traitement, le nombre de malades atteints du palu dans la région du Mékong a chuté de 95 % entre 2010 à 2018, et le Vietnam ne compte, à ce jour, aucune victime du Covid-19.

Le professeur Didier Raoult l’a pressenti : le continent africain pourrait être épargné, du fait, entre autres, de la consommation de traitements antipaludiques.

Voir en ligne : https://www.parismatch.com/Actu/San...