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Association Saint-François d’Assise
27 mai 2008, par

L’Hôpital d’enfants de Saint-Denis a ouvert ses portes hier au public : visite guidée des nouveaux bâtiments, exposition de photos réalisées par les enfants, dégustation de petits-déjeuners équilibrés, atelier diététique étaient au programme.
Après le Centre d’éducation motrice, le Centre d’action médico-sociale précoce, la Maison de retraite Saint-François et l’Institut médico-éducatif de la Montagne, c’était au tour de l’Hôpital d’enfants de Saint-Denis d’ouvrir ses portes au public. L’association Saint-François d’Assise, qui fête ses 90 ans cette année, a souhaité de cette façon faire connaître ses établissements et les différentes prestations proposées.
C’est également pour les familles et les professionnels un moment privilégié pour échanger avec le personnel. Hier, l’équipe de l’Hôpital d’enfants s’est transformée, le temps d’une journée, en guide pour la visite des nouveaux locaux. L’unité nutrition, obésité, diabète du docteur Patrick Garandeau était particulièrement à l’honneur avec la dégustation de petits-déjeuners équilibrés, proposés par les diététiciens, et l’organisation d’un atelier cuisine diététique.
Une exposition explique le travail des différents services. Les enfants ont aussi participé à leur manière à cette journée. Des photos et un film réalisé en 2005 dans le cadre d’un atelier Cinéville mettent en images des tranches de vie de 30 marmailles hospitalisés.
L’Hôpital d’enfants, dirigé par Olivier Cholet, est une référence pour les soins de longue durée et de réadaptation. L’établissement comporte deux volets : la rééducation fonctionnelle, motrice et psychomotrice, avec un centre de référence des troubles de l’apprentissage, et un volet pédiatrie (nutrition, obésité, diabète ; neurologie, pathologies lourdes et la mucoviscidose).
L’Hôpital est le seul de l’île à offrir ces services de pédiatrie, précise le directeur, et le seul établissement de ce type pour les territoires Nord-Est et Ouest de l’île, ainsi que pour Mayotte. L’établissement assure des consultations et est doué d’une capacité d’accueil de 75 lits, partagée entre la rééducation et la pédiatrie. Mais avec les travaux de rénovation, l’hôpital va bénéficier en 2009 d’une trentaine de lits ou places en plus. Enfants souffrant d’obésité, de diabète, de polyhandicap, de pathologies lourdes, ou encore de mucoviscidose sont pris en charge par l’Hôpital d’enfants. Créé le 19 juin 1947 par l’association qui se nommait “Hospice de Saint-François”, l’Hôpital devient à l’époque le premier établissement pédiatrique du département. Aujourd’hui encore, l’établissement s’efforce de s’adapter aux besoins de la population.
L’unité d’obésité infantile du docteur Patrick Garandeau illustre cet effort d’adaptation. Un enfant sur 4 (contre 1 enfant sur 6 dans l’Hexagone) connaît des problèmes de poids à La Réunion.
Le service accueille chaque année 120 enfants pour des hospitalisations d’une semaine (le service dispose de 10 lits), mais ce sont 1.000 enfants par an qui viennent consulter.
Si les parents ne prennent pas suffisamment conscience des problèmes de poids des enfants, c’est la médecine scolaire qui dépiste de plus en plus ces enfants et les oriente vers l’Hôpital de Saint-Denis. La prise en charge des enfants hospitalisés est globale. « Atelier diététique, projet individuel, séquences d’entraînement physique et de ré-entraînement à l’effort après évaluation, soutien psychologique, nous avons une variété de prises en charge », souligne Patrick Garandeau. Un travail qui peut être mené grâce à une équipe soudée, composée de personnel médical (pédiatre, infirmière, diététicien, kinésithérapeute, psychologue, etc...) et éducatif (éducatrice spécialisée, institutrice, assistante sociale, éducateur sportif). « Souvent, ajoute Patrick Garandeau, le poids est une protection, une barrière de sécurité. L’obésité est ainsi liée à une relation fusionnelle avec les parents. Nous apprenons parfois que des enfants dorment encore avec leur mère ». L’intervention d’une psychologue n’est donc pas à négliger. L’unité d’obésité infantile veut maintenant travailler à une plus grande implication des familles. « Elles comptent beaucoup sur nous, mais nous comptons beaucoup sur elles. Nous devons améliorer le transfert de responsabilité », affirme le pédiatre. Ce travail pourrait être facilité grâce à des infirmières coordinatrices, véritables partenaires santé des familles à domicile. Mais pour le moment, seuls les enfants atteints de mucoviscidose bénéficient de ce suivi. Pour le diabète, le service pédiatrie accueille 127 enfants pour l’éducation à la nutrition, dont 17 sont traités par des pompes à insuline. 60 enfants atteints de la mucoviscidose sont suivis par le service pédiatrique.
Edith Poulbassia
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Messages
4 juin 2010, 21:15, par Myjo
Bonsoir
Je souhaiterai savoir si vous rechercher des bénévoles pour animer en journée auprès d’enfants.
Je me présente je suis une animatrice qui va être en retraite à partir du 1 Novembre 2010 et j’ai 61 ans, j’ai passé plus de 30 ans à animer des groupes d’enfants dans le cadre des loisirs et de la culture, dans un centre social de la region parisienne ( 93 ).
Je connaîs très bien les difficultés que l’on peut renconter.
Je vous remercie de bien vouloir me répondre.