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Le virus circule toujours à La Réunion
15 novembre 2017

La semaine dernière, 2 nouveaux cas de dengue autochtone ont été signalés, portant à 78 le nombre de cas identifiés depuis le début de l’année. Afin de limiter la propagation du virus, les services de l’Agence de Santé Océan Indien (ARS OI) et de la Cire Océan Indien (Santé publique France) maintiennent des mesures renforcées de surveillance et de lutte anti-vectorielle. Voici le point sur la situation par l’ARS.
La dengue est une maladie transmise par les piqûres de moustique (à La Réunion, par le moustique tigre, Aedes albopictus).
Dans sa forme classique, la dengue se caractérise par une fièvre d’apparition brutale accompagnée d’un ou plusieurs des symptômes suivants : frissons, maux de tête, douleurs articulaires et/ou musculaires, nausées et vomissements.
L’ARS OI rappelle à la population l’importance de s’engager pour lutter contre les moustiques (élimination des gîtes larvaires, protection contre les piqures). L’opération Kass’ Moustik en cours est l’occasion d’une forte mobilisation collective pour freiner la circulation du virus de la dengue et éviter une reprise épidémique cet été.
En cette fin d’hiver austral, aucun nouveau cas de dengue n’avait été identifié pendant 4 semaines consécutives, laissant penser à la fin de cet épisode de circulation du virus qui perdurait depuis le début de l’année 2017. Mais la semaine dernière, 2 nouveaux cas de dengue ont été signalés, confirmant finalement le maintien de la présence du virus sur le territoire. Ces 2 nouveaux cas ont été identifiés sur la commune de Saint-Paul, l’un quartier La Plaine et l’autre en centre-ville. Au total, 78 cas autochtones ont été identifiés depuis le début de l’année.
La circulation du virus de la dengue a finalement perduré pendant tout l’hiver austral 2017. Il s’agit d’une situation inédite, les épisodes précédents de dengue de ces dernières années s’étant tous arrêtés en hiver. La persistance de la présence du virus de la dengue au début de cet été fait à présent craindre un risque de reprise épidémique avec des conditions climatiques bien plus favorables au développement des moustiques.
Les équipes de Lutte Anti-Vectorielle de l’ARS OI sont actuellement fortement mobilisées dans les quartiers concernés et procèdent à de nombreuses interventions afin de rechercher de nouvelles suspicions de dengue et demander à ces personnes de consulter un médecin sans tarder, éliminer ou traiter toutes les situations de proliférations de moustiques (eaux stagnantes dans les pots, soucoupes, déchets,…), informer les personnes rencontrées sur le risque de transmission de la dengue, et les moyens de prévention : éliminer les gîtes larvaires et se protéger contre les piqûres de moustiques, procéder à des traitements insecticides de jour dans les cours et jardins et à des pulvérisations insecticides de nuit dans l’ensemble des zones concernées.
En 2017, les équipes de Lutte Anti-Vectorielle de l’ARS OI sont intervenues dans plus de 245 zones pour limiter la transmission du virus de la dengue. Ces périmètres incluent l’ensemble des interventions réalisées autour du domicile des malades infectés par ce virus (importés et autochtones), ainsi que des lieux de fréquentations des personnes susceptibles de favoriser la diffusion du virus.
Ces actions se sont concrétisées par la réalisation de près de 15 750 visites à domicile. Au cours des dernières visites, environ 13 % des habitations disposaient d’au moins un gîte larvaire (4684 gîtes éliminés ou traités sur l’instant) et près de 11 750 traitements de cours et jardins ont été réalisés pour éliminer les moustiques adultes.
La période actuelle est toujours propice au développement des moustiques, et notamment du moustique tigre, vecteur de la dengue. Ce dernier pond dans de petites collections d’eau stagnante, souvent créées par l’Homme autour de son habitation.
La lutte contre les moustiques repose avant tout sur des gestes simples à mettre en œuvre au quotidien :
Eliminer les eaux stagnantes dans son environnement (vider les soucoupes, vérifier l’écoulement des gouttières, respecter les jours de collecte des déchets, vider les petits récipients,…).
Eliminer les déchets pouvant générer des gîtes larvaires
Se protéger des piqûres (port de vêtements longs, utilisation de répulsifs et de moustiquaires), y compris quand on est malade pour ne pas contaminer son entourage.
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