Santé

La moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services sanitaires essentiels

Organisation mondiale de la Santé

Témoignages.re / 14 décembre 2017

Au moins la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services sanitaires et près de 100 millions de personnes sont poussées dans l’extrême pauvreté chaque année à cause des frais de santé qu’elles ont à payer, selon une quête menée par les Nations unies.

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« Il est complètement inacceptable que la moitié de la population mondiale manque de couverture pour les services sanitaires les plus essentiels », a affirmé Tedros Adnanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), lors d’un communiqué de presse.

« Il y a une solution : la couverture maladie universelle permet à chacun de bénéficier des services sanitaires dont il a besoin, au moment et à l’endroit où il a en besoin, sans avoir des difficultés financières », a ajouté M. Tedros.

Selon l’enquête, « citant la Couverture maladie universelle : selon un rapport global de surveillance de 2017 : codirigé par la Banque mondiale et l’Oms, indique que 800 millions de personnes dépensent au moins 10 % de leur budget familial sur des frais sanitaires pour eux-mêmes, un enfant malade ou un autre membre de la famille ».

Pour presque 100 millions de personnes, ces frais sont assez élevés pour les pousser dans l’extrême pauvreté, les obligeant ainsi à survivre avec juste 1,90 dollar américain ou moins par jour’, note le rapport. « Le rapport indique clairement que si nous sommes sérieux - non seulement pour améliorer les résultats sanitaires, mais aussi pour mettre fin à la pauvreté - nous devons immédiatement augmenter nos efforts sur la couverture maladie universelle », a affirmé le président du groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

Il y a de grandes lacunes quant à l’accès des services en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. Dans d’autres régions, des soins sanitaires de base tels que le planning familial et la vaccination des enfants deviennent de plus en plus accessibles, mais le manque de protection financière les rend difficiles à payer pour les familles. Même dans des régions plus aisées telles que l’Asie de l’Est, l’Amérique Latine et l’Europe, de plus en plus de personnes dépensent au moins 10 pour cent de leur budget familial pour des frais sanitaires.

Le rapport indique que l’inégalité dans les services sanitaires sont visibles, non seulement entre, mais aussi à l’intérieur des pays : la moyenne nationale peut cacher de faibles niveaux de couverture de service sanitaire parmi les groupes de la population défavorisés. Dans les pays à faibles et moyens revenus, seulement 17 pour cent des mères et des enfants parmi les cinquièmes des ménages les plus pauvres ont pu bénéficier au moins de six des sept interventions sanitaires maternelles et infantiles de base, alors que 74 pour cent des cinquièmes des ménages les plus aisés ont pu en bénéficier.

Le rapport est un point important de discussion au forum de la Couverture maladie universelle de 2017, qui se déroule actuellement à Tokyo, au Japon. En dehors de M. Kim et M. Tedros, il y a parmi les participants des chefs d’État venant de plus de 30 pays.