Journal fondé le 5 mai 1944
par le Dr Raymond Vergès

Cliquez et soutenez la candidature des Chagossiens au Prix Nobel de la Paix

Accueil > Politique > Santé

Le cancer de la vessie fait campagne pour prévenir

Méconnu que dévastateur

jeudi 11 mai 2023


L’Association Française d’Urologie (AFU) et l’association de patients Cancer Vessie France s’associent pour déployer durant tout le mois de mai, une large campagne de sensibilisation du grand public, sur un cancer encore très méconnu : le cancer de la vessie.


Œuvrant au quotidien pour lutter contre ce cancer, le 2ème cancer urologique après celui de la prostate, les deux acteurs de la santé souhaitent par l’information, faire reculer ce cancer qui touche entre 13 000 et 20 000 nouvelles personnes chaque année en France.

Aussi méconnu que dévastateur

13 000 à 20 000 personnes supplémentaires touchées par an, 4 fois plus de cas chez les hommes que chez les femmes, 2ème cancer urologique et un taux de rémission allant de 80% à 5%... le cancer de la vessie affiche malheureusement des chiffres impressionnants.

Aussi dévastateur que méconnu, il semble pourtant facile à repérer puisque dans 80 à 90% des cas, le premier symptôme est la présence de sang visible dans les urines. Mais encore faut-il que le public le sache...

C’est pour sensibiliser le plus grand nombre de personnes en France que l’AFU et Cancer Vessie France ont décidé de déployer ensemble une campagne d’information.

Car le temps est une fois encore le facteur le plus important pour survivre :
- Quand le cancer est pris à temps, la survie est de 80% à 5 ans,
- Si le diagnostic est réalisé plus tard, on n’observe plus que 50% de survie,
- Et plus que 5% de survie au stade métastatique.

Il est donc primordial que les personnes puissent réagir vite à l’apparition des premiers symptômes.

« Trop méconnu du grand public, le cancer de la vessie est un véritable enjeu de santé publique. Il est primordial de faire connaitre au grand public les signaux d’alertes. Le mois du cancer de la vessie a pour objectif de faire prendre conscience au grand public de la gravité de ce cancer mais aussi du très bon pronostic s’il est diagnostiqué précocement. La première cause de cancer de la vessie étant le tabac, la communication autour de ce cancer permet aussi de rappeler les risques liés au tabagisme », a déclaré le Dr Benjamin PRADERE, Urologue et membre du comité de cancérologie de L’AFU.

En quelques chiffres

Les cancers de la vessie sont 4 fois plus fréquents chez les hommes et sont, le plus souvent
diagnostiqués autour de l’âge de 70 ans.

2ème cancer urologique après le cancer de la prostate.

Entre 13 000 et 20 000 nouvelles personnes sont touchées chaque année en France par un cancer de la vessie.

Quand le cancer de la vessie est pris à temps la survie est de + de 80 % à 5 ans.

Si le diagnostic est réalisé plus tard seulement 50 % de survie et 5 % au stade métastatique.

Le tabagisme actif est le 1er facteur de risque du cancer de la vessie. En France, le tabagisme serait responsable de 53% des cas de cancer de la vessie chez les hommes et 39% chez les femmes.

Dans 80 à 90 % des cas, le premier symptôme d’un cancer de la vessie est la présence de sang visible dans les urines.

Informer pour réduire la mortalité

En mai 2023, mois du cancer de la vessie, différentes prises de parole sont donc organisées auprès des différents publics cibles que sont les patients, le grand public ou encore les professionnels de santé, afin de sortir ce cancer de son « isolement médiatique » et par conséquence directe, améliorer le diagnostic au stade précoce de la maladie et ainsi réduire la mortalité.

Détecter pour soigner

À ce jour, il n’existe pas de méthode validée de dépistage systématiques des tumeurs de la vessie.

Il est donc primordial de détecter très tôt le cancer de la vessie en se basant sur les symptômes d’alarme : l’hématurie (la présence de sang dans les urines est de loin le symptôme le plus fréquent) mais parfois aussi, les cystites à répétition ou encore les troubles de la miction.

Autant de signes qui doivent pousser les personnes à consulter leur médecin rapidement.

En cas de cancer avéré, plusieurs traitements sont envisageables dont la cystoscopie (exploration endoscopique de la vessie), la chirurgie (résection endoscopique) ou les instillations endovésicales dont l’objectif est d’activer le système immunitaire du corps afin qu’il combatte le cancer et réduire les risques de réapparition et d’évolution des tumeurs.

De nouvelles thérapies sont en cours de développement donnant un nouvel espoir pouraméliorer la prise en charge des patients.


Un message, un commentaire ?

signaler contenu


Facebook Twitter Linkedin Google plus