Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Une influence à ne pas négliger
1er février 2006

Dans l’esprit des populations, un cyclone est très destructeur et n’est pas souhaité. Pourtant, on lui reconnaît parfois un côté bénéfique : par exemple, nos compatriotes du Sud et de l’Ouest en ont besoin pour recharger leurs nappes souterraines. À tort ou à raison, l’imaginaire créole attribue à un cyclone la fin de la terrible grippe espagnole. Les vents ayant balayé le virus de l’épidémie.
Sans vouloir faire d’amalgame entre les 2 épidémies de nature différente, il serait judicieux de ne pas négliger l’influence d’un cyclone sur l’évolution des populations de moustiques et d’essayer d’en tirer partie.
Les moustiques sont des insectes légers, dotés d’une voilure importante. Pris dans un vent fort et chargé de plus en plus, ils ne résistent pas : emportés, ballottés, écrasés, noyés... Les populations sont décimées. Dans les ravines, qui sont les principaux gisements de larves, les pluies torrentielles emportent tout vers la mer, et pour un temps, les ravines redeviennent propres. C’est donc le moment de porter le coup de grâce à ces populations affaiblies, par une attaque massive et généralisée.
Tout cela demande bien sûr des études préalables et des efforts d’imagination, de préparation, de moyens que seuls peuvent mettre en route ceux qui ont la responsabilité de gérer la crise.
Nous sommes en pleine saison cyclonique et il est même probable que les 2 phénomènes puissent se conjuguer pour compliquer la situation actuelle très difficile.
Cette éventualité est donc à prendre en compte le plus tôt possible, pour ne pas avoir, le cas échéant, à réagir dans la précipitation et le laisser-aller catastrophiques qui ont prévalu dans la gestion de l’épidémie actuelle et dont nous payons les conséquences.
Éviter un cafouillage
Si un cyclone survient en pleine épidémie, qu’a-t-on prévu de dire à la population ? Quelles instructions lui donner ? Cela demande une réflexion dès aujourd’hui si l’on veut éviter un cafouillage au dernier moment.
Les consignes diffusées actuellement en cas de cyclone ne sont plus suffisantes avec l’épidémie qui perdure. Il faut donc les compléter notamment en tenant compte des familles en situation difficile qu’il faudra évacuer avec leur malade des écoles et gymnases qui ne sont pas adaptés à leur cas !
Il faut donc anticiper une telle situation doublement catastrophique et prévoir un plan adopté à cette situation prévisible où chacun aura son rôle et sa place : population, maire, administration, association.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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