Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
1er décembre 2007

Le pourcentage de personnes vivant avec le VIH s’est stabilisé et que le nombre de nouvelles infections a chuté, partiellement en raison de l’impact des programmes de lutte contre le VIH. Toutefois, on estime que 33,2 millions [30,6 - 36,1 millions] de personnes vivent avec le VIH en 2007, que 2,5 millions [1,8 - 4,1 millions] de personnes ont été nouvellement infectées, et que 2,1 millions [1,9 - 2,4 millions] de personnes sont décédées du sida.
Pour engager le XXIe siècle sous de bons auspices, les États Membres des Nations Unies sont convenus de huit objectifs essentiels à atteindre d’ici à 2015.
Ces objectifs du Millénaire pour le développement, qui vont de la réduction de moitié de l’extrême pauvreté à l’éducation primaire pour tous, en passant par l’arrêt de la propagation du VIH/sida, et ce à l’horizon 2015, constituent un schéma directeur pour l’avènement d’un monde meilleur.
Depuis le premier cas de sida, il y a 25 ans, le virus est devenu la cause principale des décès prématurés en Afrique subsaharienne, et la quatrième cause de décès dans le monde. Plus de 20 millions de personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie et on estime à 39 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH à la fin de 2004. Outre les souffrances impossibles à chiffrer qu’elle a imposées, l’épidémie a effacé des décennies de développement dans les pays les plus touchés.
Les pays qui ont échappé au fléau sont très rares. Mais il y a des pays qui se battent, et qui gagnent. La Thaïlande et l’Ouganda ont montré que la volonté des dirigeants et une vision stratégique du problème permettaient de faire reculer les taux d’infection. Ils sont des exemples pour les autres pays qui sont la proie du virus.
Les jeunes sont les premiers touchés par le VIH/SIDA.
On estime à 9,8 millions le nombre de jeunes (15 à 24 ans) vivant actuellement avec le VIH. Chaque jour, on enregistre dans ce groupe d’âge près de 6.000 nouvelles infections et 1.800 bébés de mères séropositives contractent le virus pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. En tout, 15 millions d’enfants dans le monde ont perdu un ou leurs deux parents à cause du SIDA.
Mais les jeunes représentent aussi un atout dans cette crise. Ce sont eux - et toi aussi - qui apporteront la solution à long terme. Dans les zones où les taux d’infection par le VIH ne progressent plus ou reculent, la raison en est que les jeunes, hommes et femmes, changent leur comportement. Et les jeunes sont aussi ceux qui communiquent les informations qui motivent les gens à changer.
Jeunes vulnérables
Pour diverses raisons - culturelles, politiques et économiques - certains jeunes sont plus vulnérables à l’infection que d’autres. Par exemple, les filles courent davantage de risques dans certaines régions du monde. Pourquoi ? On peut les obliger à avoir des rapports sexuels. Le choix de leur partenaire leur est parfois imposé. Et elles ne peuvent pas toujours décider du moment des rapports ou éviter les situations risquées. Les préjugés sociaux sur la sexualité et l’éducation sexuelle font aussi qu’il est plus difficile pour les filles d’obtenir les informations nécessaires pour se protéger du virus.
D’autres jeunes sont particulièrement exposés parce qu’ils s’injectent des drogues illicites (le partage d’aiguilles non stériles est un moyen d’infection très commun). Ou ils risquent de contracter le VIH parce qu’ils sont pauvres ou sans domicile, ce qui en fait des proies faciles pour l’exploitation et les mauvais traitements. Dans cette situation, ils sont parfois forcés de faire le commerce du sexe. Les enfants orphelins du SIDA sont eux-mêmes très vulnérables à l’infection parce que trop souvent, ils n’ont personne pour s’occuper d’eux et les protéger, et aucun moyen de gagner leur vie.
Des progrès sont constatés mais il faut en faire plus
En Afrique subsaharienne, les efforts constants d’intensification des traitements et de prévention du VIH donnent des résultats dans certains pays, mais la mortalité due au sida reste élevée en Afrique du fait de l’ampleur des besoins de traitements non satisfaits. La Côte d’Ivoire, le Kenya et le Zimbabwe, parmi d’autres, ont tous constaté des tendances à la baisse de leur prévalence nationale. Au-delà de l’Afrique subsaharienne, des déclins des nouvelles infections à VIH se sont également produits en Asie du Sud et du Sud-Est, notamment au Cambodge, au Myanmar et en Thaïlande.
Aujourd’hui, on déplore la banalisation de la transmission du VIH. Pourtant, comme le rappelle Catherine Gaud, présidente de l’Association RIVE, « toute personne qui a une sexualité est une personne à risque ». D’ailleurs, les chiffres le prouvent, du jeune de 16 ans au grand-père de 80 ans. Et si l’épidémie se stabilise à La Réunion, on recense des nouvelles pratiques qui peuvent changer de bien tristes façons les données. Nous serions « menacés par un énorme nuage noir », annonce Catherine Gaud. Les yeux fixés sur Maurice notamment, où en trois ans le nombre de victimes du SIDA a augmenté par 10, passant de 300 à 3.000.
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