Assemblée de la Mutuelle territoriale

Les dégâts de la réforme de la Sécu

6 septembre 2004

Vendredi dernier, la Mutuelle nationale territoriale (MNT) tenait son assemblée générale à Saint-André. À l’ordre du jour, étaient restitués les rapports d’activités, financiers, ainsi que celui de la Commission de contrôle pour l’exercice 2003. Résultats mi-figue, mi-raisin, selon les membres du Bureau.

Dans son allocution d’ouverture, le président départemental de la MNT, Michel Nativel, indiquait que "l’année 2003 a été au plan local une année plutôt calme", même si "depuis le début de l’année 2003, notre progression s’est fortement intensifiée". Chaque mois, une cinquantaine d’agents territoriaux adhèrent à la MNT. Fin juillet 2004, ce sont pas moins de 11.034 agents qui sont comptabilisés parmi ses adhérents, ce qui représente 24.293 personnes protégées en complémentaire santé, 138 adhérents en prévoyance individuelle et 1.325 en prévoyance collective. Pourtant, pour la deuxième année consécutive, et malgré cette progression constante de son effectif, la section départementale de la MNT reste déficitaire. "Ceci aura une répercussion sur le montant des cotisations des adhérents de la section, pour 2005. Au moment où je vous parle, les nouvelles cotisations ne sont pas encore connues", déclare Michel Nativel. Et il ajoute, "mais on peut penser à une augmentation qui devrait tourner autour des 7 à 8%".
Lors de la restitution du rapport financier, le trésorier de la MNT section Réunion, déclarait que "notre compte est encore déficitaire cette année. Malheureusement, le déficit a encore augmenté par rapport à l’année dernière. Il est passé de moins de 563.592 euros à moins de 866.030 euros, soit 53% de plus, malgré nos bons résultats en terme d’effectifs".
"Cela est surtout dû à une consommation élevée en matière de prestations et des dépenses de santé qui ne cessent d’augmenter", explique t-il.
Les responsables de la MNT mettent en cause la réforme de la Sécurité sociale. "Nombreux sont les observateurs qui considèrent que cette réforme, dont la logique retenue revient à provoquer quelque 5 milliards de recettes nouvelles et quelque 10 milliards d’économies, n’exclura pas la persistance d’un déficit important dans les années qui viennent".
Ils dénoncent la dégradation “structurelle” de ce déficit, lié notamment à des choix politiques gouvernementaux.

Bbj


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Témoignages - 82e année


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