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7 mars 2025, par

Un rapport de l’Académie de médecine a indiqué que l’infarctus est la première cause de mortalité chez la femme. Le document a pointé une perception erronée de l’infarctus comme une maladie « principalement masculine », tant chez les patientes que les services médicaux d’urgence.
Les maladies cardiovasculaires représentent toujours la deuxième cause de décès en France sur fond de prévention insuffisante, a estimé Santé publique France (SpF), soulignant deux leviers d’action : améliorer l’hygiène de vie et la prise en charge des femmes. Ces maladies « ont été responsables de plus d’un million d’hospitalisations en 2022 et de 140.000 décès en 2021, soit plus d’un décès sur cinq », a souligné Caroline Semaille, directrice de SpF, dans un bulletin rassemblant plusieurs études sur le sujet.
Ce chiffre comprend toutes les maladies dites « cardio-neuro-vasculaires », intégrant les AVC aux côtés de pathologies comme l’insuffisance cardiaque. Il s’agit de la deuxième cause de décès en France, derrière les cancers.
La plus fréquente des pathologies cardiovasculaires reste la cardiopathie ischémique, principale cause d’insuffisance cardiaque, qui touche trois millions de Français. « Le nombre d’adultes hospitalisés pour insuffisance cardiaque et la prévalence de l’insuffisance cardiaque n’ont jamais été aussi élevés », a spécifié l’une des études basée sur des chiffres de 2022.
Si cette hausse est logique du fait du vieillissement de la population, elle est aussi liée à un manque d’efficacité de la prévention chez les Français, alors que les maladies cardiovasculaires figurent parmi les maladies les plus évitables en adoptant une vie saine.
« Près d’un quart des adultes fument encore quotidiennement, présentent un niveau de sédentarité élevé, et trois hommes et plus d’une femme sur 10 ont une consommation d’alcool les exposant à des complications », a souligné Caroline Semaille.
Seule une petite proportion de Français (un sur dix) disposent d’une « santé cardiovasculaire optimale », un indicateur qui intègre tous les facteurs de prévention.
Ce chiffre recouvre de fortes inégalités, car les Français les moins éduqués (sans le baccalauréat) sont extrêmement rares (4%) à avoir une santé optimale sur ce plan, alors que la proportion dépasse 20% chez ceux ayant suivi des études supérieures.
Les femmes restent plus lourdement affectées par les maladies cardiovasculaires, une réalité qui ne s’explique pas seulement par des facteurs de risque spécifiques mais est aussi liée à une moins bonne prise en charge.
Ce constat fait écho à un rapport récent de l’Académie de médecine qui rappelait que l’infarctus est la première cause de mortalité chez la femme, et pointait justement une perception erronée de l’infarctus comme une maladie « principalement masculine », tant chez les patientes que les services médicaux d’urgence, induisant un défaut de prise en charge.
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