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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Fukushima
2 mars 2013

Selon les conclusions d’une évaluation exhaustive d’experts internationaux sur les risques pour la santé de la catastrophe survenue à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (Japon), les risques prévus sont faibles pour la population générale à l’intérieur et à l’extérieur du Japon et, pour elle, aucune augmentation observable des taux de cancer n’est prévue par rapport aux taux de référence.
Dans son rapport intitulé “Évaluation des risques pour la santé de l’accident nucléaire survenu après le grand tremblement de terre et le tsunami qui ont touché l’est du Japon en 2011 (sur la base d’une estimation préliminaire des doses)”, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) note toutefois que le risque estimé pour certains cancers a augmenté dans des catégories données de la population de la préfecture de Fukushima, et demande par conséquent que ces personnes fassent à long terme l’objet d’un suivi continu et de contrôles de leur état de santé.
Les experts ont estimé les risques pour la population générale de la préfecture de Fukushima, du reste du Japon et du reste du monde, ainsi que pour les travailleurs de la centrale et les travailleurs d’urgence qui pourraient avoir été exposés durant les opérations d’urgence.
Des risques de cancer liés à des zones
« Le principal motif de préoccupation évoqué dans ce rapport concerne certains risques de cancer liés à des zones et à des facteurs démographiques particuliers », a déclaré le Dr Maria Neira, Directeur du Département de l’OMS Santé publique et environnement. Et d’ajouter : « Une ventilation des données en fonction de l’âge, du sexe et de la proximité par rapport à la centrale nucléaire indique que le risque de cancer est majoré pour les personnes situées dans les zones les plus contaminées. À l’extérieur de ces dernières, même en certains endroits de la préfecture de Fukushima, aucune augmentation observable de l’incidence du cancer n’est attendue ».
S’agissant des différents cancers, pour les personnes situées dans la zone la plus contaminée, l’augmentation des risques estimés par rapport à ce qui serait normalement attendu s’établit à :
- 4% environ pour l’ensemble des cancers solides, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson ;
- 6% environ pour le cancer du sein, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson ;
- 7% environ pour la leucémie, chez le sujet de sexe masculin exposé au stade de nourrisson ;
- 70% au maximum pour le cancer de la thyroïde, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson (chez la femme, le risque de cancer de la thyroïde au cours de la vie entière est normalement de 0,75% et le risque additionnel estimé au cours de la vie entière est de 0,50% pour un nourrisson de sexe féminin exposé dans la zone la plus touchée).
Concernant les personnes vivant dans la deuxième zone la plus contaminée de la préfecture de Fukushima, les risques estimés sont inférieurs de moitié environ à ceux de la zone aux doses les plus élevées.
Deux tiers des travailleurs présenteraient des risques de cancer
Une section du rapport est également consacrée au cas spécifique des travailleurs d’urgence dans la centrale nucléaire de Fukushima. Selon les estimations, les deux tiers environ des travailleurs d’urgence présenteraient des risques de cancer semblables à ceux de la population générale, et un tiers d’entre eux aurait un risque majoré.
Le document de presque 200 pages précise également que les doses de rayonnement de la centrale nucléaire endommagée ne devraient pas augmenter l’incidence des fausses couches, des mortinaissances et des autres problèmes de santé physique et mentale susceptibles de toucher les nourrissons nés après l’accident.
« Le rapport de l’OMS souligne qu’il faut surveiller à long terme l’état de santé des personnes exposées à un risque élevé tout en fournissant les services nécessaires de suivi médical et de soutien », a déclaré le Dr Maria Neira, Directeur du Département Santé publique et environnement de l’OMS. « Cela va rester durant des décennies un élément important de l’action de santé publique engagée face à la catastrophe ».
« Assurer une surveillance continue de l’environnement, en particulier des aliments et de l’eau »
« En plus de renforcer les services médicaux et de soutien, il faut assurer une surveillance continue de l’environnement, en particulier des aliments et de l’eau, et veiller à l’application la réglementation existante, en vue de réduire à l’avenir l’exposition potentielle aux radiations », a indiqué le Dr Angelika Tritscher, Directeur par intérim du Département de l’OMS Sécurité sanitaire des aliments et zoonoses.
Outre l’incidence directe sur la santé de la population, le rapport note que l’impact psychologique pourrait avoir des conséquences sur la santé et sur le bien-être. D’après les experts, ces aspects ne doivent pas être ignorés dans le cadre de l’action globale.
Ce rapport constitue, depuis l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, la première étude des effets mondiaux sur la santé de l’exposition à ces rayonnements. Il est le produit d’une série d’analyses dirigées depuis deux ans par l’OMS sur les doses estimées et leurs effets potentiels sur la santé. Y ont participé des experts scientifiques indépendants des domaines de la modélisation des risques radiologiques, de l’épidémiologie, de la dosimétrie, des effets des rayonnements et de la santé publique.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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