Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
19 mars 2020

Messieurs les Présidents,
Pour faire suite à notre réunion de travail du 17 mars 2020, je tiens à vous confirmer que l’ARS a bien l’intention de considérer les infirmiers et pharmaciens libéraux comme les professionnels de santé éligibles, en toute première priorité à présent (après que les médecins généralistes aient été pour chacun d’eux approvisionnés) à la distribution de masques chirurgicaux par prélèvement sur le stock État et ce, en parfaite conformité avec la doctrine nationale portée par le président de la république lui-même, et bien sûr le ministre de la santé.
Je confirme et précise également que c’est bien parce que les quantités résiduelles aujourd’hui disponibles en officines de pharmacie ne permettent pas de distribuer équitablement, c’est-à-dire sans discrimination aucune entre les membres de ces deux professions (ce qui ne serait pas acceptable d’un point de vue éthique), que je me dois d’attendre l’arrivée de la deuxième livraison des stocks État.
En même temps j’ai renouvelé la consigne (déjà donnée samedi dernier), auprès des officines, de “sanctuariser” les quantités résiduelles et je me donne les moyens d’avoir une vision exhaustive et actualisée de ce que sont ces quantités. Je précise enfin que, selon les indications publiques du Directeur Général de la Santé (DGS) d’hier soir, cette livraison doit être à présent imminente quand bien même La Réunion ne fait pas partie, selon les critères du ministère, des zones à forte circulation comme beaucoup de départements de métropole ou les autres départements d’OM.
Je sais et comprends vos inquiétudes et j’espère pouvoir vous convaincre de ma volonté, pleine et entière, de pouvoir assurer cette distribution à très court terme sur la base des quantités aujourd’hui référencées, selon la doctrine nationale, par profession de santé. Je pense utile, de vous préciser que la doctrine gouvernementale, donc nationale, des masques entre les territoires et les professions de santé a été à présent communiquée aux officines par le biais de la lettre réseau CNAM « délivrance en ville ». Cette doctrine prévoit clairement la distinction géographique entre les zones d’expositions à risques dont La Réunion ne fait pas partie (heureusement et on l’espère pour longtemps) du reste du territoire. Ainsi, pour ce dernier, seuls les médecins généralistes, infirmiers et pharmaciens seront destinataires des masques. La liste des « zones d’exposition à risque » est bien évidemment évolutive dès lors que le seuil épidémique, chiffré par le ministère de la santé à 10 cas contaminés pour 100 000 habitants, est atteint, soit, pour La Réunion, un seuil minimal de 85 cas contaminés à comparer aux 14 de ce jour. Je vous prie d’agréer, Messieurs les présidents, l’assurance de ma parfaite considération.
Martine Ladoucette
Directrice Générale ARS La Réunion
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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