Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
« Le danger pour la santé le plus urgent de notre époque » qui va « renverser un siècle » d’avancées médicales mondiales, affirme l’Organisation mondiale de la Santé
7 janvier 2022, par

L’Organisation mondiale de la Santé ne cesse d’alerter sur l’abus et la surutilisation des antimicrobiens sont les principaux moteurs de l’émergence de microbes résistants aux antibiotiques. C’est « le danger pour la santé le plus urgent de notre époque » qui va « renverser un siècle » d’avancées médicales mondiales. L’OMS s’attend à environ 10 millions de décès supplémentaires par an tandis que les actionnaires des grands groupes pharmaceutiques ne sont pas très motivés à trouver de nouveaux traitements efficaces, car cela veut dire « dépenser des millions de dollars pour développer des médicaments bon marché auxquels les bactéries pourront résister au fil du temps ». Manifestement, les vaccins expérimentaux anti-COVID-19 permettent bien plus de profits, avec la possibilité de vendre une injection tous les trois mois facturée 20 euros à la Sécurité sociale.
D’après l’Organisation mondiale de la Santé, 34,8 milliards de doses d’antibiotiques ont été utilisées chaque année, nombre en hausse de 65 % entre 2000 et 2015. C’est un nombre considérable et c’est la source de la baisse d’efficacité des antibiotiques, selon l’OMS.
Le premier antibiotique, la pénicilline, a été découvert par Alexander Fleming en 1928 à qui fut décerné pour cela le Prix Nobel de Médecine en 1945. Ce fut le point de départ d’une révolution technologique permettant de soigner de nombreuses maladies. L’inventeur de la pénicilline n’eut de cesse d’alerter sur le fait que les bactéries et virus sont des êtres vivants qui sont capables de s’adapter pour être résistants aux antibiotiques. Cette résistance se généralise, elle risque bien de ramener l’humanité près d’un siècle en arrière, quand les antibiotiques n’existaient pas.
En effet, pour l’Organisation mondiale de la Santé, les microbes résistants aux antibiotiques sont « le danger pour la santé le plus urgent de notre époque » : ils vont « renverser un siècle » d’avancées médicales mondiales. « Les antibiotiques perdent de plus en plus leur efficacité au fur et à mesure de la propagation de la résistance aux médicaments, ce qui conduit à des infections de plus en plus difficiles à traiter et à des décès. Le besoin de nouveaux antibactériens devient extrêmement urgent. si l’on ne modifie pas maintenant la façon dont sont utilisés les antibiotiques, ces nouveaux médicaments subiront le même sort que les antibiotiques actuels et deviendront à leur tour inefficaces. »
Selon le rapport de l’OMS, « l’impact de la résistance aux antimicrobiens est plus grave dans les milieux défavorisés et parmi les groupes vulnérables tels que les nouveau-nés et les jeunes enfants. La pneumonie bactérienne et les infections de la circulation sanguine des principales causes de mortalité infantile de moins de cinq ans, provoquant une infection bactérienne résistante à la plupart des antibiotiques primaires dans la mort de près de 30 pour cent des nouveau-nés infectés par une septicémie (ou septicémie – Sepsis) ».
Ceci concerne de nombreux virus et bactéries, d’où la crainte d’une mutation du VIH qui nécessiterait des traitements beaucoup plus coûteux et donc inaccessibles à de nombreux patients
Cité par la BBC, « Ahmed Mostafa, spécialiste en médecine critique à la Faculté de médecine de l’Université égyptienne d’Alexandrie, déclare que le taux de résistance aux antibiotiques en Égypte se situe entre 70 et 90 pour cent.
Le Dr Ahmed ajoute qu’il a été témoin de nombreux décès dus à une infection par des microbes résistants aux antibiotiques (MDR), au cours de son travail dans les unités de soins intensifs de plusieurs hôpitaux égyptiens, mais la chose la plus dangereuse est que « ces dernières années, nous avons été témoins d’une augmentation des infections par des bactéries résistantes à tous les types d’antibiotiques PDR, qui sont des bactéries, parfois appelées « super bactéries. » »
« La filière de développement clinique de nouveaux antimicrobiens est au point mort. En 2019, l’OMS a recensé 32 antibiotiques en développement clinique qui correspondent à la liste OMS des agents pathogènes prioritaires, dont six seulement ont été classés comme novateurs. En outre, le manque d’accès à des antimicrobiens de qualité reste un grave sujet de préoccupation. Les pénuries d’antibiotiques touchent des pays à tout niveau de développement et en particulier leurs systèmes de soins », indique l’OMS.
Outre la résistance des bactéries aux antibiotiques, l’OMS constate une autre résistance : celle des grands groupes phamaceutiques à investir dans la recherche de nouveaux antibiotiques efficaces. En effet l’Organisation mondiale de la Santé constate que ces recherches sont menées par des PME.
Cité par la BBC, le pharmacien égyptien Moaz Lotfi en attribue les raisons au fait que « la bataille pour développer de nouveaux antibiotiques nécessite de mobiliser quotidiennement les efforts de milliers de chercheurs face à des millions de bactéries génétiquement mutées, compte tenu de la disponibilité des raisons qui coopèrent à ce sujet », ce qui signifie « dépenser des millions de dollars pour développer des médicaments bon marché auxquels les bactéries pourront résister au fil du temps ». Manifestement, les vaccins expérimentaux anti-COVID-19 permettent bien plus de profits, avec la possibilité de vendre une injection tous les trois mois facturée 20 euros à la Sécurité sociale. Or, la perte d’efficacité des antibiotiques est une épidémie silencieuse qui sera responsable d’au moins 10 millions de morts par an, alors que la COVID-19 est un virus qui logiquement sera de moins en moins mortel au fur et à mesure de ses mutations, rendant les vaccins superflus sauf pour les personnes à risque, comme c’est le cas pour la grippe saisonnière.
Mais tant que les outils de production de l’industrie pharmaceutique occidentale seront entre les mains des capitalistes, la priorité sera donnée à la commercialisation de produits bien plus rentables que les antibiotiques.
M.M.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture