Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
La Possession
27 août 2008

Est-ce qu’on mange bien à la cantine ? Au-delà de savoir si l’enfant a touché à son assiette, s’il a mangé suffisamment, les parents de La Possession se posaient la question de la qualité nutritionnelle des repas. De cette interrogation est né un projet d’amélioration qui mobilise tout le monde.
L’origine de la lutte contre l’obésité menée par La Possession trouve sa source dans les réunions trimestrielles du Comité Consultatif des Parents d’élèves, qui rassemblent deux représentants de chacune des 24 écoles de la commune. En janvier 2004, le travail avec les parents pour améliorer l’accueil des enfants et leur scolarisation a mis en évidence un problème qui les touchait particulièrement : celui de la qualité des repas.
Projet d’amélioration de la qualité nutritionnelle
Ainsi est né le projet d’amélioration de la qualité nutritionnelle. La restauration scolaire a signé en octobre 2004 une convention avec un nutritionniste, Fridor Funteu, pour accompagner la mairie. Il a dû effectuer un diagnostic, mettre en évidence les lacunes et a réalisé les outils nécessaires pour l’élaboration des repas équilibrés : plan alimentaire et catalogue de recettes adaptées.
La restauration scolaire a dû augmenter l’apport en fer, effectué la mise en place d’un repas de viande rouge par semaine, renforcer l’apport en produits laitiers...
Réorganiser les dépenses alimentaires
Manger mieux, ça coûte plus cher ? Oui et pas forcément. Le budget était restreint pour réussir l’équation : La Possession ne dispose pas de cuisine centrale, mais compte cinq centres de cuisson qu’il fallait homogénéiser... Mais la commune peut désormais mieux visualiser ce qu’elle donne, elle travaille sur le grammage, procède à des rééquilibrages, pour ne donner à l’enfant que ce qui est nécessaire.
Une aventure communale
Ce travail se poursuit en concertation avec les parents. Le chantier continue pour sensibiliser les enfants afin qu’ils mangent des repas équilibrés. Florence Hoarau, la directrice de la restauration scolaire, note que cette sensibilisation implique également les crèches de la ville. Les animateurs péri-scolaires suivent des formations à l’éducation nutritionnelle. Et cet effort collectif est vécu au quotidien par 4.500 écoliers dont 3.300 mangent au restaurant.
Au-delà de l’école et de la communauté éducative, de petits comités de secteurs vont amener le nutritionniste à intervenir auprès du grand public, et c’est dans cette action que Miss Réunion vient prêter main forte. Le changement des habitudes alimentaires ne se fait pas du jour au lendemain. Un goûter trop lourd dans le sac et c’est le repas du midi qui s’envole.
Francky Lauret
Nos peines
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