Tribune Libre

Miss France 2008 & Pharmaciens de La Réunion, une même reconnaissance ?!

5 janvier 2008

La solidarité de certains politiques à l’égard de Valérie Bègue fait plaisir à voir.
Cependant, cette intervention met en lumière leur absence de la scène locale lorsqu’il s’agit d’évoquer les grands problèmes qui concernent toutes les Réunionnaises et tous les Réunionnais.

Ainsi, leur silence sur un sujet d’actualité, celui de la baisse du prix des médicaments, illustre leur désintérêt coupable pour des sujets moins médiatiques, mais aux conséquences bien plus graves.
Ce problème ne remet pas seulement en cause le "Bien-être"des pharmaciens, comme le pensent beaucoup d’entre nous, mais aussi et surtout la distribution des médicaments dans les DOM et donc les conséquences sur la santé de nos populations.

La baisse du prix des médicaments, sans amélioration du pouvoir d’achat pour 98% de nos compatriotes qui ne les payent pas, engendrera inéluctablement un réajustement des charges des officines avec pour corollaire des licenciements inéluctables et des liquidations d’officines pour les plus endettées.
Le service de proximité, dans la distribution des médicaments, sera grandement amoindri.

Mais peu importe.
Pour des raisons purement démagogiques, une "commande de baisse du prix des médicaments a été passée, il convient de l’exécuter. L’impact sur l’économie des officines sera mesuré à la faveur d’une étude qui sera faite ultérieurement".
Ces propos tenus par les conseillers DOM et Santé de l’Élysée, confirment la préséance du Politique sur l’économie et ce dans l’indifférence totale de nos politiques qui ne dénoncent, ni l’incohérence de la démarche, ni les conséquences désastreuses pour notre fragile département.
Les menaces, sur la santé dans notre île, de licenciements, de liquidation d’entreprises, ne mériteraient-elles pas une mobilisation de Tous les politiques, responsables, capables de transcender l’image, bien réelle mais néanmoins surannée, de nantie dont en pâtissent les pharmaciens d’officines ?

Afin de pallier leur inexpérience en termes de communication, on ne saurait trop conseiller nos politiques de faire cause commune avec Valérie BEGUE, de solliciter son concours de façon à profiter de son audience et de dénoncer conjointement de "là-bas" le peu de considération de tous ordres, à notre égard.
La continuité territoriale, au delà de la nécessité économique de combler notre éloignement géographique, est aussi un concept fort, pour que nos compatriotes de métropole mesurent notre profond sentiment d’appartenance à l’ensemble national.

Reunion-developpement.com


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Messages

  • face à une diminution probable du chiffre d’affaires des officines, la variable d’ajustement ne peut exclusivement être la ressource humaine.
    d’autres options restent et doivent être explorées :
    1) la diminution du revenu des pharmaciens eux mêmes (étude INSEE de 2004 montrant que le revenu moyen brut avant impôt d’un pharmacien est de 120 000 euros annuel)
    2) la redéfinition de la relation grossiste / détaillant
    3) la redéfinition du rôle des collectivités locales réunionnaises dans la filière du médicament. A mon sens, une SEM d’importation devrait remplacer les grossistes afin de garantir aux Réunionnais une transparence dans la gestion des gains de productivité observable sur ce secteur d’activité. Ce principe (intervention du secteur public sur la sphère privée) s’applique déjà dans l’aviation et sur le logement. Pourquoi laisser aux opérateurs privés le gâteau de l’importation de médicaments à la Réunion ?
    4) la redéfinition des taux d’octroi de mer appliqués sur les médicaments (3% en 2006) qui devrait s’approcher de 0.

    L’impact annoncé de 0,4% de perte de résultat sur chiffre d’affaire sur la base d’un milion d’euro de chiffre d’affaire, ne peut avoir comme unique conséquence, des licenciements. A l’heure où la population s’interroge sur la formation des prix, l’effort doit être collectif au niveau de la fillière pharmaceutique, et les collectivités locales doivent jouer un rôle plus important, quitte à reprendre la main sur l’importation de médicaments et la négociation avec l’industrie pharmaceutiques. Cela s’appelle du volontarisme politique, notion bien absente en ces temps préélectoraux.

    • On sait qu’il y a déjà eu des arrangements dans les élections de Miss France. On avait besoin de réaffirmer l’appartenance d’un territoire à la France et, comme par hasard, sa Miss devenait Miss France. Il y a aussi eu le précédent Isabelle Turpault, Miss France 1983 destituée de sa couronne pour des ’photos licencieuses’ dans un magazine. Le photographe de l’époque avait fait des aveux écrits pour dire que c’est Madame de Fontenay qui avait commandé ces photos, dans le but de destituer Isabelle Turpault, avec qui elle ne s’entendait pas


Témoignages - 82e année


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