Santé

Origine de la COVID-19 : pourquoi le « rapport » de la CIA ne trompera personne

« Nous mentons, nous trompons, nous volons… » comme l’a rappelé l’ancien secrétaire d’État américain Mike Pompeo

Témoignages.re / 27 août 2021

Après la fabrication de l’incident du Golfe du Tonkin au Vietnam et des « preuves » d’armes de destruction massive en Irak, la CIA prépare une grande opération de désinformation visant l’adversaire principal des capitalistes au pouvoir aux États-Unis : la Chine dirigée par son Parti communiste.

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Le 24 août est la date limite de la remise du soi-disant rapport de l’enquête sur les origines de COVID-19 par la CIA à l’administration américaine. Un porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que la version finale du rapport d’enquête devrait être publiée d’ici quelques jours. Quelles que soient les conclusions du rapport, le fait que le service de renseignement effectue des recherches scientifiques sur l’origine du virus est une farce politique.

« Nous mentons, nous trompons, nous volons… » On se rappelle toujours de l’aveu de l’ancien secrétaire d’État américain Mike Pompeo, qui débite sans vergogne les jeux du service de renseignement américain. Auparavant, la CIA, considérée comme outil pour maintenir l’hégémonie américaine, avait fait d’innombrables choses horribles, qui ne méritent que le mépris.

Les précédents du Vietnam, de l’Irak et de Syrie

Début août 1964, le président américain Lyndon Johnson avait déclaré dans son discours sur l’état de l’Union que deux navires de guerre américains avaient été attaqués par des torpilleurs nord-vietnamiens dans les eaux internationales du golfe du Tonkin (baie de Beibu en chinois). La nouvelle avait été immédiatement relayée par les principaux médias des États-Unis. Par la suite, le Congrès américain avait adopté la « Résolution du golfe du Tonkin », la guerre du Vietnam avait éclaté. Cependant, les données déclassifiées ultérieurement montrent que l’incident d’attaque n’avait pas eu lieu comme ce qu’avait été annoncée par l’administration Johnson. La CIA avait fourni de fausses informations et fabriqué « l’incident du golfe du Tonkin », afin de légitimer la guerre contre le Vietnam.

Le service de renseignement américain a menti aussi au Moyen-Orient. Pour déclencher la guerre en Irak, les États-Unis ont sorti un tube avec de la poudre blanche dedans. Pour lancer les frappes aériennes en Syrie, les États-Unis ont recouru à une vidéo signée des Casques blancs. Mais les faits ont prouvé que l’Irak n’avait pas d’armes de destruction massive et que la vidéo accusant la Syrie de l’utilisation d’armes chimiques était filmée après la mise en scène des Casques blancs, financés par les États-Unis et des pays occidentaux.

L’offensive de la CIA contre la Chine a déjà commencé

Pour le service de renseignement américain, la fraude est l’une de ses marques de fabrique. Sa méthode encore plus obscure consiste à manipuler le personnel des médias par « l’opération Mockingbird ». Destinée à influencer les médias des États-Unis et des pays étrangers, l’opération a commencé vers la fin des années 1940. Dans les années 1950, la chute du gouvernement de gauche au Guatemala était le fruit de cette opération signée par la CIA.

À ce jour, le service de renseignement américain tente encore de manipuler les médias et l’opinion publique. En mai 2021, le « Wall Street Journal » avait publié un article, citant le soi-disant « rapport de renseignement américain pas encore divulgué », et a fabriqué l’histoire des trois membres de l’Institut de virologie de Wuhan malades en novembre 2019. Puis en août, la CNN a publié un reportage « exclusif », affirmant que l’agence de renseignement américaine avait trouvé un « trésor » des données génétiques, dans lequel on trouve des données génétiques de l’Institut de virologie de Wuhan. Une fois déchiffrées, ces données pourraient dévoiler l’origine de COVID-19. Il s’agit d’une nouvelle fraude de la CIA sous l’instruction des politiciens américains, pour fabriquer des charges contre la Chine au sujet des origines de COVID-19.

Déjà 80 pays contre la politisation de la traçabilité des origines du virus

La science souffre de la manipulation politique. Au sujet de la traçabilité des origines du nouveau coronavirus, le rapport conjoint OMS-Chine publié fin mars 2021 a déjà ses conclusions et ses recommandations, reconnues par la communauté internationale et la communauté scientifique, selon lesquelles le nouveau coronavirus est « extrêmement improbable » d’une fuite du laboratoire chinois et que dans l’avenir, les travaux de traçabilité des origines du virus dans le monde devraient continuer sur cette base, au lieu de tout recommencer.

La Chine soutient toujours les recherches scientifiques sur les origines du virus et continuera d’y participer. Mais elle ne tolérera jamais les mensonges du service de renseignement américain. Le monde entier ne croira jamais un rapport concocté pendant 90 jours par la CIA. Récemment, près de 80 pays ont écrit au directeur général de l’OMS et ont publié une déclaration pour manifester leur opposition à la politisation de la traçabilité des origines du virus. Nous ouvrons grand les yeux pour voir comment le gouvernement américain et son agence de renseignement se discréditeront cette fois.