Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Malgré l’impact persistant de la COVID-19, le nombre de cas de paludisme et de décès associés est demeuré stable en 2021
12 décembre 2022

Il ressort de nouvelles données publiées le 8 décembre par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qu’en 2021, les pays du monde entier sont parvenus dans une large mesure à éviter de nouveaux reculs en matière de services de prévention, de dépistage et de traitement du paludisme.
D’après le Rapport sur le paludisme dans le monde de cette année, on estime à 619 000 le nombre de décès dus à la maladie dans le monde en 2021, contre 625 000 au cours de la première année de la pandémie. En 2019, soit avant le début de la pandémie, le nombre de décès s’élevait à 568 000.
Le nombre de cas de paludisme a continué d’augmenter entre 2020 et 2021, bien qu’à un rythme plus lent qu’au cours de la période 2019-2020. À l’échelle mondiale, il a atteint 247 millions en 2021, contre 245 millions en 2020 et 232 millions en 2019.
Les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) constituent le principal outil de lutte antivectorielle dans la plupart des pays d’endémie palustre et, en 2020, ils en ont distribué plus que jamais auparavant. En 2021, les distributions de MII ont été globalement solides, se situant à un niveau semblable à ceux des années prépandémiques : 128 millions de MII ont été distribuées, soit 75 % des 171 millions prévus.
Toutefois, huit pays – le Bénin, l’Érythrée, les Îles Salomon, l’Indonésie, le Nigéria, l’Ouganda, la Thaïlande et Vanuatu – ont distribué moins de 60 % de leurs MII, et sept pays, à savoir le Botswana, Haïti, l’Inde, le Pakistan, la République centrafricaine, la Sierra Leone et le Tchad, n’en ont pas distribué du tout.
La chimioprévention du paludisme saisonnier est recommandée à titre préventif chez les enfants qui vivent dans des régions d’Afrique où la transmission du paludisme saisonnier est forte. En 2021, l’élargissement de la chimioprévention du paludisme saisonnier a permis de faire bénéficier près de 45 millions d’enfants de cette intervention dans 15 pays africains, ce qui représente une augmentation considérable par rapport à 2020, année au cours de laquelle 33,4 millions d’enfants en avaient bénéficié, et par rapport à 2019, où elle avait touché 22,1 millions d’enfants.
Parallèlement, la plupart des pays ont réussi à maintenir les niveaux de dépistage et de traitement du paludisme pendant la pandémie. Malgré les problèmes affectant la logistique et la chaîne d’approvisionnement dans le cadre de la pandémie, un nombre record de tests de diagnostic rapide a été distribué aux établissements de santé en 2020 dans les pays d’endémie palustre. En 2021, 223 millions de tests de diagnostic rapide y ont été distribués, ce qui se rapprochait des niveaux enregistrés avant la pandémie.
Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine constituent le traitement le plus efficace du paludisme à P. falciparum. Selon les estimations, 242 millions de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine ont été administrés dans les pays d’endémie palustre du monde entier en 2021, contre 239 millions en 2019.
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