Santé

Personne ne devrait être malade et mourir à cause de la pauvreté

Le patron de l’OMS exhorte au respect, à la protection des droits de l’homme dans le secteur de la santé

Témoignages.re / 11 décembre 2017

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exhorté, dimanche, tous les pays à respect et à protéger les droits de l’homme en matière de santé dans leurs programmes et politiques de santé.

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Assemblée mondiale de la Santé à Genève.

Dans un communiqué célébrant la Journée des Nations unies dédiée aux droits de l’homme, il a déclaré : « Nous devons tous travailler ensemble pour combattre les inégalités et les pratiques discriminatoires afin que chacun puisse jouir des bénéfices d’une bonne santé, quels que soient son âge, son sexe, sa race, sa religion, son statut sanitaire, ses aptitudes, son orientation sexuelle, son identité en genre ou son statut migratoire ». Dr Tedros a indiqué qu’il reste encore un long chemin à parcourir pour que chacun ait, indépendamment de son identité, de son lieu de résidence ou de sa fortune, un accès à ces droits humanitaires fondamentaux. Il a ajouté que le principe essentiel du Programme 2030 de Développement durable consistait à à assurer que personne ne soit exclu.

Droit à la santé pour tous

Évoquant la Constitution de l’OMS qui stipule que “La jouissance des normes les plus élevées en matière de santé constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain sans distinction de race, de religion, de croyance politique, économique ou de condition sociale”, a indiqué Dr Tedros, des mots qui semblent plus puissants et plus pertinents que jamais à presque 70 années après la création de l’OMS.

Il a indiqué que le droit à la santé pour tout le monde signifie que tout le monde devrait avoir un accès aux services de santé dont il a besoin, qu’importe le lieu ou le moment où ils en ont besoin, sans souffrir de difficultés financières. Personne ne devrait être malade et mourir simplement parce qu’il est pauvre ou parce qu’il ne peut pas accéder aux services de santé. « Une bonne santé est aussi clairement déterminée par d’autres droits humains essentiels tels que l’accès à l’eau potable et à l’hygiène, à des aliments nutritif, un habitat adéquat, une éducation et de bonnes conditions de travail. Le droit à la santé signifie également que tout le monde devrait avoir l’opportunité de contrôler son état de santé, y compris avoir accès aux services d’information en matière de santé de la reproduction, être à l’abri de la violence et de la discrimination ».

Importance du consentement

Dr Tedros a indiqué que le droit à la vie privée et à un traitement respectueux et digne était sacré, ajoutant que personne ne devrait faire l’objet d’expérimentation médicale, d’examen médical forcé ou de traitement prodigué sans son consentement.

Il a affirmé que la raison pour laquelle l’OMS promeut l’idée de soins de santé axés sur la personne, c’est l’incarnation des droits de l’homme en matière de soins de santé. « Lorsque des gens sont marginalisés ou sont face à la stigmatisation ou à la discrimination, leur santé physique et mentale y est affectée. La discrimination dans les soins de santé est inacceptable et constitue un des principaux obstacles au développement. Mais lorsque des gens ont l’opportunité d’être des participants actifs dans leurs propres soins, au lieu d’être réceptacles passifs, leurs droits respectés, les résultats en sont meilleurs et les systèmes de santé en deviennent plus efficaces », a indiqué Dr Tedros.
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