La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Journée mondiale de la santé mentale : une étude éclaire la situation à La Réunion
11 octobre 2016

Le 10 octobre 2016, à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, l’Observatoire Régional de la Santé (ORS) a publié une étude, réalisée à l’initiative de l’ARS Océan Indien, qui présente, pour la première fois, l’état de santé mentale perçu par les Réunionnais.
La santé mentale fait partie intégrante de la santé, selon la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».
L’étude sur la santé mentale des Réunionnais, commandée par l’ARS Océan Indien à l’Observatoire Régional de la Santé (ORS), met en lumière, pour la première fois, la fréquence de certains troubles, les caractéristiques des populations exposées, et les facteurs associés.
Elle s’appuie sur l’exploitation des réponses collectées, auprès d’un échantillon représentatif de près de 2 000 Réunionnais, âgés de 15 à 75 ans, dans le cadre du Baromètre Santé Dom 2014 réalisé par Santé Publique France (anciennement INPES).
Les Réunionnais présentent une exposition équivalente à la moyenne de la population métropolitaine pour la détresse psychologique ressentie, les épisodes dépressifs caractérisés, les pensées suicidaires et les tentatives de suicide. La part de personnes déclarant avoir eu recours à des médicaments psychotropes est en revanche en net retrait à La Réunion par rapport à la France.
La détresse psychologique au cours du dernier mois précédent l’entretien a concerné près d’un quart des Réunionnais.
La dépression au cours des 12 derniers mois a concerné près de 10 % des Réunionnais.
Les pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois ont concerné 5 % des Réunionnais.
Les tentatives de suicide au cours de la vie ont concerné 7 % des Réunionnais (moins de 1 % concernés par les tentatives au cours de l’année).
La consommation de médicaments psychotropes au cours de la vie a concerné plus d’un quart des Réunionnais, et 7 % en ce qui concerne la consommation au cours des 12 derniers mois.
Les femmes témoignent davantage de ces difficultés psychologiques ou mentales.
Les difficultés financières ressenties au quotidien, l’existence de maladies chroniques, ou encore des limitations fonctionnelles sont fortement associées à la déclaration d’état de détresse psychologique, d’épisodes dépressifs caractérisés, et de pensées suicidaires.
La situation financière perçue influe par contre peu sur la consommation de médicaments psychotropes.
Enfin, les personnes ayant une consommation d’alcool à risque chronique sont également plus exposées aux troubles psychologiques ou mentaux recensés, sans pouvoir déterminer si cet usage à risque est la cause ou la conséquence de ces derniers.
Ces résultats apportent des enseignements importants sur le mal-être psychologique ou mental à La Réunion, et appellent d’autres investigations afin de mieux comprendre et agir sur ce phénomène.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture