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Hôpital Saint-François d’Assise
17 février 2009, par

Marcher : une activité banale pour la plupart d’entre nous. Pour les 539 enfants suivis à l’hôpital Saint-François d’Assise, c’est pourtant une épreuve. L’association dispose d’un Laboratoire d’Analyse du Mouvement (LAM), outil indispensable pour aider ces enfants à se déplacer normalement. Mais elle a besoin de financements pour renforcer ce laboratoire high tech.
A l’hôpital Saint-François d’Assise de Saint-Denis, 539 enfants sont suivis à cause d’une infirmité motrice cérébrale bien souvent acquise à la naissance (accouchement difficile, prématurité, etc…). Résultat de lésions du cerveau, « l’enfant va trouver un mode de déambulation imparfaite ou anormale, qui entraînera une déformation du squelette et produira un adulte non marchand », explique le docteur François Mette, coordonnateur du service de rééducation fonctionnelle infantile de l’hôpital. En clair, l’enfant qui marchait tant bien que mal peut finir sa vie en fauteuil roulant.
Une opération peut permettre à ces enfants de marcher normalement. A condition d’établir en amont un diagnostic précis. L’hôpital Saint-François d’Assise dispose pour cela d’un laboratoire d’analyse du mouvement, qui facilite la prise en charge locale des patients. Forces exercées, énergie dépensée, articulations, toutes les difficultés de la marche sont enregistrées par des capteurs spéciaux et trois caméras. Le tout est retransmis sur ordinateur, analysé par un logiciel.
La Technopole pour l’innovation et la santé
Mais aujourd’hui, cette technologie, qui augmente déjà les chances de réussite des opérations, est insuffisant. Le laboratoire a besoin de caméras infrarouges, d’une seconde plateforme de force, de caméras haute définition, d’un nouveau logiciel pour analyser la marche, et de bien d’autres outils.
Comment faire évoluer ce laboratoire d’analyse du mouvement pour les enfants, mais aussi pour la prise en charge des adultes ? Grâce à des financements, affirme le directeur de l’association Saint-François d’Assise, Bernard Vaysse. 250.000 euros ont été nécessaires pour équiper le laboratoire. D’où cette « ouverture vers la Technopole », pour profiter d’un réseau d’entreprises, de partenaires économiques qui investissent dans l’innovation.
Pour la Technopole, c’est à la fois « le volet technologique et le volet santé qui nous intéresse », précise son président, Jean-Claude Pieribattesti.
Grâce au laboratoire d’analyse du mouvement, les parents sont plus confiants lorsque l’hôpital propose une opération. Un enfant opéré à 12 ans suit une rééducation pendant un an, et peut reprendre l’école à mi-temps au bout de trois mois. C’est cet « outil considérable » qu’il s’agit de renforcer pour permettre à plus d’enfants et d’adultes de marcher.
Edith Poulbassia
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