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Principale explication de l’aggravation de la crise sanitaire à La Réunion
12 février 2022, par

Les chiffres de fréquentation de l’aéroport pour 2021 permettent de déduire qu’au cours de ces 12 mois, ce sont près de 500.000 personnes qui sont entrées à La Réunion en provenance de France. Aucun autre pays à des milliers de kilomètres à la ronde n’a autant ouvert ces portes à des passagers en provenance d’un des pays les plus touchés au monde par la pandémie de COVID-19. C’est bien là que réside la principale explication de l’aggravation de la crise sanitaire à La Réunion. Les autorités sanitaires refusent d’ailleurs depuis 3 semaines de communiquer le nombre de cas de coronavirus importés et continuent de rendre les Réunionnais responsables de cette aggravation.
Voici un extrait du communiqué de l’aéroport Roland-Garros faisant le bilan du trafic passager et fret pour l’année 2021 :
« De janvier à décembre, 978 381 personnes ont voyagé entre la métropole (France - NDLR) et La Réunion. S’il est inférieur d’un tiers à celui de 2019, le chiffre de 2021 est en progression de 27% par rapport à 2020. Le trafic long-courrier entre les aéroports métropolitains (sic) (Orly, Roissy, Lyon et Marseille) et La Réunion a représenté près de 84% de l’activité totale de l’aéroport de La Réunion Roland Garros, contre 59% en 2019.
Le trafic sur l’île Maurice, en légère reprise depuis octobre, a de nouveau été freiné par les mesures sanitaires en fin d’année. 40 713 passagers seulement ont été dénombrés sur Réunion-Maurice, habituellement la deuxième source de trafic de l’aéroport Roland Garros après les lignes métropole-Réunion. Le recul est tout aussi important sur Madagascar (6 280 passagers en douze mois), dont la desserte régulière n’a repris qu’au dernier trimestre, tout en étant soumis aux restrictions sanitaires. »
A partir de ces données, il est possible d’imaginer que les passagers en provenance de France ont représenté près de 500.000 personnes, soit en moyenne 10.000 arrivées par semaine. C’est un nombre considérable lorsque l’on sait que durant cette période, l’épidémie de coronavirus a flambé en France. Il est à noter qu’il suffit d’avoir des injections d’un vaccin made in USA pour se contenter de présenter un résultat négatif à un test de dépistage COVID-19 pour entrer sans autre contrôle à La Réunion. Compte tenu du manque d’efficacité prouvée de ces vaccins, et du fait qu’une personne testée à un instant T peut très bien être porteuse de la COVID-19 et avoir quelques jours plus tard une charge virale suffisante pour devenir contagieuse, cela signifie que les Réunionnais ont été livrés sans défense à une déferlante en provenance d’un des pays au monde les plus contaminés par la COVID-19.
Ceci est confirmé par une simple observation des données de l’Université Johns Hopkins. Elles montrent en effet que jusque l’an dernier, de nombreux pays avaient choisi de fermer leurs frontières, ou tout du moins d’imposer une quarantaine stricte de deux semaines à tout nouvel arrivant. Par conséquent, le coronavirus ne pouvait pas y circuler. Durant cette période, ces pays ont massivement vacciné leur population.
Puis, sur la base de la croyance en l’efficacité proche de 100 % vantée par les fabricants de ces vaccins relayée par les gouvernements, ils ont décidé d’ouvrir leurs frontières uniquement aux personnes vaccinées contre la COVID-19. Le résultat fut à chaque fois le même : l’importation de la pandémie sur le territoire avec de nombreux décès à la clé. Ce fut notamment le cas à Maurice et aux Seychelles qui étaient les pays africains les plus vaccinés et qui ont été ensuite gravement touchés par le coronavirus.
A La Réunion, il est prouvé que l’importation du variant Omicron est due à des passagers vaccinés qui avaient été testés négatifs à la COVID-19 avant d’embarquer pour notre île. Face à ces faits accablants, les autorités sanitaires à La Réunion n’ont cessé de rendre les Réunionnais responsables de la crise sanitaire, fustigeant une population qui ne respecterait pas les consignes.
Il est d’ailleurs révélateur de constater que depuis trois semaines, les autorités sanitaires ne communiquent plus sur le nombre de cas importés à La Réunion. Comme chacun sait que la France est actuellement le second pays le plus gravement touché au monde derrière les Etats-Unis, il est difficile de croire que plus aucun passager en provenance de France ne soit porteur de la COVID-19, à moins que ces passagers soient une nouvelle espèce d’homo sapiens sur qui le coronavirus n’a aucune prise.
Plus sérieusement, ce n’est pas en cassant le thermomètre que l’on fait baisser la fièvre et cela, les autorités sanitaires le savent très bien.
M.M.
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