La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Electrosensibles
21 octobre 2013

Le Collectif des électrosensibles de France réagit au rapport de l’ANSES.
« Vous n’êtes pas malade, l’autopsie me donnera raison » disait le médecin de la blague de Coluche.
C’est ce désagréable message que le collectif des électrosensibles de France a entendu à l’annonce des conclusions des experts de l’ANSES sur les risques sanitaires des radiofréquences la semaine dernière.
Prise entre le marteau et l’enclume, l’Agence sanitaire s’est empêtrée dans une communication à haut risque : un exercice périlleux d’équilibriste pour rendre public un rapport des experts minimisant systématiquement les effets des ondes tout en approfondissant des recommandations portées par l’agence en matière de réduction des expositions, d’information, de recherche...
Ce paradoxe a le mérite d’être révélateur de ce qui ne va pas.
Nous, devenus électrosensibles, premières victimes visibles des ondes, voulons être force de propositions.
Concernant la veille sanitaire et l’évaluation du risque : force est de constater que les autorités sanitaires sont dans l’incapacité d’assurer leur mission de protection de l’état de santé de la population.
Nous demandons :
- à l’INVS : de rendre compte de l’absence de veille sanitaire de l’impact des ondes sur la santé de la population
- à l’ANSES : de revoir la façon dont doivent être appréhendées les ondes comme risque émergent pour garantir une réelle protection de la population dans le laps de temps nécessaire à la construction de la connaissance scientifique
- à l’Etat : de doter l’ANSES des moyens nécessaires à une recherche et une évaluation réellement indépendante, notamment par le développement à l’ANSES de laboratoires de référence et de recherche dédiés aux ondes [1] et de procédures fiables de recueil des données d’exposition
Concernant la gestion du risque : il n’est plus question d’attendre. Les effets sanitaires se manifestent depuis longtemps, sans qu’on les étudie correctement : autour des antennes, dans des agrégats de cancers rares dans certaines écoles et dans une part de la population de plus en plus importante et de plus en plus jeune qui présente des signes avant-coureurs d’électrosensibilité (troubles du sommeil, troubles du rythme cardiaque, acouphènes, troubles de la concentration et de la mémoire...).
Nous demandons :
- à l’Etat de mettre en œuvre d’urgence les recommandations de l’ANSES, notamment en matière de réduction des expositions et d’information sur celles-ci
- au Ministère de la Santé : de mettre en place, en concertation et en transparence, un plan d’action interministériel pour la prise en charge et la prévention de l’électrohypersensibilité
Pour y contribuer, nous lançons une charte et une plate-forme de revendications que nous appelons chacun, organisation, médecin, particulier... à soutenir.
Le Collectif des Electrosensibles de France
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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