Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Conseil municipal de Saint-Paul
6 février 2006

Vendredi après-midi, les élus saint-paulois, convoqués en réunion extraordinaire du conseil municipal, adoptaient le plan ORSEC. Cette mesure prise dans l’urgence vise à contrer l’épidémie de chikungunya.
Une réunion extraordinaire du Conseil municipal de Saint-Paul se tenait vendredi en début d’après-midi à l’Hôtel de Ville. L’ordre du jour tenait en 6 pages et concernait 2 affaires : l’approbation du recours à la procédure d’urgence pour la convocation du conseil et la lutte contre le chikungunya. Les élus le votaient à l’unanimité et à compter de ce jour, cette commune passe au plan ORSEC. Cette mesure s’applique en cas de cyclone - rien à l’horizon pour l’instant - mais il existe une autre menace réelle et omniprésente : celle du chikungunya.
La vérité cachée
Alain Bénard, le maire de Saint-Paul, rappelait les actions entreprises par cette collectivité : "l’information, la sensibilisation et les moyens de protection contre l’aèdes albopictus, la démoustication des espaces publics et des écoles, le nettoyage des cours pour détruire les gîtes larvaires". Ces mesures ne suffisent pas à les éliminer. À force de trop attendre et "de cacher la vérité sur cette épidémie", aujourd’hui, les communes doivent composer avec leurs propres moyens notamment.
Un n° Vert
Dès aujourd’hui, les moyens humains et matériels de cette commune sont mobilisés pour une dizaine de jours dans un premier temps. Elle est en contact aussi avec diverses entreprises de cette localité, les agriculteurs tout particulièrement, pour l’enlèvement et l’acheminement des végétaux, des meubles ménagers vers les sites appropriés. Elle utilise la même procédure qu’en cas de cyclone. En plus, les habitants disposent aussi d’un numéro vert et d’une adresse e-mail opérationnelle dès ce matin.
Au cours de cette réunion, les élus signaient une pétition pour la surveillance des prix des produits protégeant du moustique. Alain Bénard note aussi "les conséquences de cette maladie sur le plan touristique et économique". Face à la baisse de fréquentation des hôtels, des personnes effectuant des "extra ou occupant des emplois saisonniers" se trouvent pénalisés. Au sein de cette collectivité, 50 employés souffrent toujours de ce mal.
J.-F. N.
n° vert : 0800 097460 (appel gratuit) horaires d’appel : 8h-16h du lundi au jeudi et 8h-15h le vendredi.
e-mail : [email protected]
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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