Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
16 juin 2008

L’Organisation mondiale de la Santé a déclaré que la Chine et les Émirats arabes unis (EAU) ont fait des progrès impressionnants dans la lutte contre le risque de contamination lors des transfusions en atteignant près de 100% de dons de sang bénévoles. Les efforts de ces pays pour sécuriser leur approvisionnement en sang seront cités comme des exemples à suivre par les autres pays à l’occasion de la Journée mondiale du don de sang, le 14 juin.
Par rapport à 1998, quand les systèmes de dons rémunérés ou de dons par les membres des familles constituaient 80% de l’approvisionnement en sang, la Chine est arrivée à une proportion de 98,5 % de dons bénévoles en seulement dix ans. Les EAU sont passés de 0% en 1990 à 80% en 2004, puis 97,6% en 2006.
« L’accès à du sang sécurisé est une composante essentielle pour l’efficacité des soins de santé et les donneurs bénévoles constituent le pilier de l’approvisionnement en sang non contaminé », déclare Carissa Etienne, Sous-Directeur général pour les Systèmes de santé à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « L’approvisionnement en sang sécurisé est particulièrement crucial pour la santé des femmes et des enfants. »
Selon les chiffres les plus récents de l’OMS, seuls 54 pays dans le monde ont atteint 100% de dons bénévoles, parmi lesquels la Thaïlande, la Turquie et l’Ouganda pour les plus récents.
Les études révèlent que certains gouvernements perçoivent comme une tâche insurmontable la mobilisation de la population pour les dons de sang non rémunérés et sans intérêt familial. Mais la Chine et les EAU ont montré qu’il était possible de changer le comportement des donneurs en très peu de temps.
« Grâce au ferme engagement des autorités et à des campagnes nationales et locales d’envergure, la perception du don de sang par la population chinoise a considérablement évolué », estime Peter Carolan, Responsable à la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. « Cette évolution a été manifeste le mois dernier, lorsque des milliers de personnes ont fait la queue dans tout le pays pour donner du sang afin de venir en aide aux victimes du tremblement de terre du Sichuan. »
Pour remercier les donneurs bénévoles réguliers, la Chine va décerner cette année ses toutes premières médailles d’or, appelées les "médailles de la vie", aux donneurs qui ont fait vingt dons. Des répliques de ces médailles, sous forme de pin’s, seront remises au donneurs bénévoles qui donneront du sang à partir de la Journée mondiale du don de sang, le 14 juin, jusqu’au début des Jeux Olympiques.
Mesures législatives et politiques dans les Émirats arabes unis
Les EAU ont été le premier pays de cette région à mettre un terme aux importations de sang en 1984, après la découverte du VIH/sida. En 1990, le gouvernement a créé un programme national de transfusion sanguine et a pris des mesures législatives et politiques pour passer à un système de 100% de dons de sang bénévoles et non rémunérés.
La mise en place d’un environnement politique favorable, la promotion d’une culture du don de sang bénévole, à l’aide des médias et d’autres moyens de sensibilisation, la création d’une base stable de donneurs et la dispensation de soins de qualité pour la santé et la sécurité des donneurs ont permis ces progrès rapides.
« Les EAU ont clairement montré le pouvoir de l’engagement politique et de la participation des communautés. Nous espérons que d’autres pays vont suivre leur exemple », a déclaré Neelam Dhingra, Coordonateur de la Sécurité transfusionnelle à l’OMS.
Les pays en développement ou en économie de transition, qui représentent 80% de la population mondiale, collectent moins de 45% de l’approvisionnement en sang. Ce sont aussi ces pays qui supportent la charge de morbidité la plus lourde et qui ont donc besoin d’un approvisionnement suffisant en sang et en produits dérivés, notamment pour des pathologies potentiellement mortelles, comme l’anémie sévère de l’enfant due au paludisme ou à la malnutrition ou les hémorragies et d’autres complications liées à la grossesse.
Les donneurs de sang bénévoles sont la source la plus sûre. Ils donnent de leur propre chef, sans pression, sans coercition ni paiement et sont donc moins enclins à taire des informations sur leur état de santé et leur comportement qui imposerait de les exclure du don de sang. Les dons réguliers et volontaires garantissent un approvisionnement suffisant et durable en sang. Avec le passage au volontariat intégral, la charge de l’organisation des dons ne repose plus sur le patient ou sa famille mais sur le système de santé.
Sources OMS
Nos peines
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