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Madagascar refuse de subir la même catastrophe que La Réunion
12 août 2021, par

A Madagascar, tous les passagers en provenance de France seront placés en quarantaine même s’ils réunissent les conditions pour être éligible en France au Pass Sanitaire, et y compris si ces passagers ont reçu un des vaccins expérimentaux bénéficiant d’une autorisation conditionnelle en Europe. Rappelons qu’à La Réunion, la preuve d’administration des mêmes médicaments permet d’être exempté de dépistage à l’arrivée et de quarantaine. Madagascar refuse donc de subir la même catastrophe que La Réunion.
Cinq vols de rapatriement, dans le sens Paris – Antananarivo, assurés par Air Madagascar, sont prévus avoir lieu les 19, 22 et 28 août puis les 10 et 19 septembre. Les règles d’entrée sur le territoire ont été renforcées, a annoncé le ministre de la Santé, avec une quarantaine obligatoire de 7 jours dans un hôtel agréé par l’État, un test de dépistage avant l’embarquement, un autre à l’arrivée et un troisième à la fin de la quarantaine.
Aucune exception n’est prévue pour les voyageurs ayant un schéma vaccinal complet selon le droit français comme à La Réunion. Les hôtels sont le Carlton, l’hôtel Ibis, la Villa Verte ou alors lecomplexe sportif de la Cnaps à Vontovorona. Ce séjour dans un hôtel de quarantaine devra être payé par le passagers.
Dans la présentation des formalités à accomplir pour embarquer dans ces vols réservés aux citoyens malgaches, il n’est pas fait mention du mot « vaccin » pour venir à Madagascar. Par contre, « vaccin » figure dans le sens Madagascar-France, une preuve de vaccination permet de se dérober au test et à la quarantaine imposée aux autres passagers.
Cette prudence peut s’expliquer. Des vagues épidémiques sont causées par des variants dans des pays où la majorité de la population a déjà reçu au moins deux injections des vaccins expérimentaux testés par quelques entreprises de l’industrie pharmaceutique occidentale, à qui l’UE a concédé de fait un monopole. Cette situation est inquiétante pour les pays susceptibles d’accueillir des voyageurs européens qui pensent être immunisé contre le coronavirus alors que les médicaments en test ne garantissent pas d’être protégé contre l’infection et n’empêchent pas de transmettre un des variants du coronavirus. Elle l’est encore plus quand le pays d’accueil a des capacités limitées en termes de lits d’hôpitaux et d’équipements médicaux. Les conséquences peuvent alors être très graves, comme le montre la situation actuelle de La Réunion.
Manifestement, la gestion de la crise à La Réunion est l’exemple à ne surtout pas suivre pour nos voisins, sinon comment expliquer qu’ils obligent des compatriotes à s’isoler pendant une semaine avant de revoir leur famille, quand bien même ils ont été vaccinés en France et ont même un Pass Sanitaire.
Il est à noter que le gouvernement malgache soutient une campagne de vaccination qui utilise également des vaccins produits dans des pays en développement, et qui sont plus sécurisés que les médicaments en test dans l’Union européenne. Cette campagne doit se poursuivre jusqu’en 2023.
M.M.
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