Risque accru de myocardites et péricardites

Troisième dose : le vaccin Moderna temporairement interdit en France

18 octobre 2021

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande désormais uniquement l’utilisation du vaccin de Pfizer pour la 3e dose et les autres qui seraient nécessaires pour espérer conserver une immunité partielle face au coronavirus. En cause, les risques accrus pour la santé des patients, surtout des jeunes.

Dans un communiqué publié le 15 octobre, la HAS indique que si l’utilisation du Moderna (Spikevax) n’était pas écartée pour le rappel vaccinal dans l’avis du 6 octobre, il a à cet égard été ajusté.

« En fin de semaine dernière, les pays scandinaves ont annoncé qu’ils porteraient à la connaissance de l’EMA des études portant sur un possible risque accru de myocardites et péricardites lié à l’usage du vaccin Spikevax », précise la HAS en ajoutant qu’ « en toute hypothèse, celles-ci demeurent rares et spontanément résolutives dans la quasi-totalité des cas ».

La Suède, la Finlande, la Norvège, le Danemark et l’Islande avaient déjà opté pour cette décision. Par exemple, l’autorité de santé publique finlandaise (FHM) a « mis en pause l’usage du vaccin Spikevax de Moderna pour tous ceux nés en 1991 et après, par principe de précaution ».

Parallèlement, l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA) retarde le Moderna pour les adolescents de 12-17 ans afin d’examiner un effet secondaire, celui de la myocardite rare.

La Haute autorité de Santé a donc décidé de « revenir plus strictement à une position de prudence et à recommander d’attendre l’avis de l’EMA pour poursuivre l’usage du Spikevax en rappel ».

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