Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Collectif “Un hôpital pour 2012”
21 avril 2009

Voici un texte du Collectif “Un hôpital pour 2012” diffusé mercredi dernier posant le problème de « l’adaptation » de l’hôpital Gabriel Martin de Saint-Paul « à l’accroissement démographique de l’Ouest ».
Depuis plus de 10 ans, se pose de façon récurrente le problème de l’adaptation de l’hôpital de Saint-Paul à l’accroissement démographique formidable de l’Ouest de La Réunion.
Aujourd’hui, personne ne conteste l’importance et le sous dimensionnement de l’unique Établissement public généraliste de la région, l’hôpital Gabriel Martin, empêché d’évoluer en raison de l’exiguïté du site qui lui est attribué au centre-ville de Saint-Paul.
Aussi, en juin 2006, en visite dans l’île suite à l’épidémie de chikungunya, le Premier ministre Monsieur De Villepin annonçait enfin la construction d’un hôpital neuf délocalisé dans le cadre du plan “Hôpital 2012”, « un hôpital qui correspondrait aux besoins de la population ».
Un terrain propice a été acquis dans ce but à Cambaie, à côté du nouvel EPSMR.
Depuis, RIEN, ou presque. Aucune décision n’a été prise sauf à autoriser le CHGM à déposer un dossier de nouvel hôpital, mais avec un financement public si faible que ce projet n’a aucune chance d’aboutir. Tous les projets inscrits au plan “Hôpital 2012” en France bénéficient d’une aide publique à hauteur de 60% ; pour l’Ouest, seule une proposition de 30% est faite par l’ARH.
L’hôpital actuel est quasi obsolète.
Les travaux en cours à l’hôpital Gabriel Martin n’ont qu’un objectif : attendre la délocalisation qui permettra aux personnels de l’hôpital public de rendre le service de qualité qui est dû à la population Ouest. Sans ces travaux, le CHGM risquerait une fermeture pour non-respect des normes d’incendie et de sécurité.
Car le quotidien du CHGM, du personnel et des patients peut se résumer ainsi :
• Des urgences qui occupent quatre fois moins de surface que nécessaire ;
• Des malades “hospitalisés” dans des couloirs sur des civières ;
• Des chambres individuelles systématiquement doublées, avec tous les problèmes, d’hygiène et d’intimité, pointés par les experts visiteurs de la Haute Autorité en Santé.
Malgré ces difficultés, le CHGM multiplie les exploits :
• Une activité soutenue : près de 4.000 interventions en chirurgie malgré l’absence d’un chirurgien en 2008, des taux d’occupation des lits à plus de 100% en médecine, des durées moyennes de séjour inférieures de près de 20% aux moyennes nationales, des objectifs d’activité imposés par l’ARH Réunion Mayotte dépassés.
• Des partenariats établis avec le monde libéral (IRM, Scanner, Maison Médicale H24…), avec les Etablissements publics (CHR, EPSMR,….), avec les associations (AURAR).
• Des projets : Soins Continus, Chirurgie Ambulatoire, Réseau des Greffes...
• Un équilibre budgétaire avec même un solde positif en 2008. Peu d’hôpitaux peuvent s’en prévaloir !
• Tout ceci avec des exigences qualitatives : classé A à l’indice ICALIN en 2008 !
Et pourtant, l’ARH n’est pas convaincue ! Que faut-il de plus ?
En a-t-on demandé autant au PSE pour voir le jour ? Quels ont été les critères retenus pour permettre la création d’un Etablissement qui ne sera que public d’ici peu pour un bassin de population deux fois moindre que celui de l’Ouest ?
Pourquoi la population de l’Ouest serait-elle la seule de La Réunion à n’avoir comme alternative que de se déplacer au Nord ou au Sud, ou de n’avoir qu’une possibilité, celle de recourir au réseau de santé privé ?
L’ARH, en effet, en la personne de sa Directrice, vient d’exposer aux représentants du personnel son projet :
• Créer une maternité public-privé de 3.500 accouchements sur le site de Cambaie ;
• Transférer toute la chirurgie sur le groupe Clinifutur (Les Orchidées et Jeanne d’Arc) ;
• Installer sur le site actuel du CHGM de la médecine gériatrique.
Cela conduira à multiplier les sites d’intervention (Le Port, Cambaie, Saint-Paul), les équipes d’anesthésie, les plateaux techniques, les personnels de garde, …
La prise en charge des patients imposera une noria d’ambulances qui feront la navette entre les sites ; ce qui, en termes de qualité et de sécurité, est plus que contestable.
Ce montage ne peut aboutir in fine qu’à la condamnation du service public déjà contraint par la T2A (système de financement des hôpitaux), qui ne pourra optimiser au moindre prix une telle dispersion d’activités avec un haut niveau de qualité, y compris pour garantir la permanence de soins.
Cette nouvelle orientation de l’ARH se fait au mépris des besoins de la population de l’Ouest, des engagements de l’Etat et de toutes les décisions actées dans les documents de planification : le SROSS 3 a défini le nouveau territoire de santé Ouest et a inscrit le nouvel hôpital dans l’objectif du SROSS 4.
Alors que le discours officiel de l’ARH semble rester en phase avec la décision ministérielle d’hôpital neuf délocalisé, les décisions prises ou celles qui menacent de l’être tendent à condamner l’hôpital public dans l’Ouest au mépris de sa population, pour des considérations qui n’ont aucun lien avec les besoins de santé.
Par ailleurs, il faut préciser que le transfert pur et simple de la chirurgie publique vers le privé, voulu par l’ARH, coûtera très cher à la collectivité. En effet, il n’existe pas sur le site pressenti des “Orchidées” de plateau technique d’imagerie ou de biologie. De même, les capacités d’hébergement de ce groupe ne peuvent absorber, en l’état, l’activité du CHGM. Il faudra donc procéder à une injection massive d’argent public pour un résultat qui ne garantit aucunement l’efficience, la qualité ou l’optimisation des moyens.
Les chiffres
Actuellement, la population est estimée à 200 000 habitants dans la région Ouest (230 000 dans 15 à 20 ans). La fréquentation des Urgences du CHGM est de près de 40.000 passages (45.000 admissions aux urgences en 2015). Maternité de Saint-Paul : 1.950 accouchements ; Chirurgie : 3.700 interventions (orthopédie et viscéral). Médecine : 77 lits avec un taux d’occupation de 100% et une DMS (durée moyenne de séjour) inférieure de près de 20% aux moyennes nationales.
Devons-nous laisser creuser la tombe de l’Hôpital Public dans l’Ouest ?
L’Hôpital Public dans l’Ouest est une réalité d’aujourd’hui, et ce, depuis 30 ans.
L’Hôpital Public dans [’Ouest est une nécessité.
L’Hôpital Public dans l’Ouest est économiquement équilibré et viable.
L’Hôpital Public dans l’Ouest est reconnu par la population.
Alors pourquoi condamner l’Hôpital Public dans la région Ouest ?
Alors pourquoi condamner la seule population de la région Ouest de La Réunion, dont 1 habitant sur 5 fréquente l’Hôpital Public chaque année, à n’avoir recours qu’au seul secteur privé ?
Les décideurs d’aujourd’hui ne seront pas les comptables des conséquences de leurs actes demain. Ils ne seront pas aux côtés de la population Ouest pour regretter les déplacements des malades, des familles, les retards de prise en charge, le monopole privé pour la chirurgie... ni pour assumer à terme les frais générés par un éclatement de l’offre de soins sur plusieurs sites, qui annoncera de nouvelles fermetures d’activité.
Refusons la disparition de l’Hôpital.
Imposons l’application des décisions de I’Etat pour le besoin de la population : un hôpital pour l’Ouest !
Nos peines
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Messages
29 janvier 2010, 20:41, par la fille de rajaona augustine
l’hopital gabriel martin de la’ile de la reunion apartient a notre arriere aieeul dont nous vulons avoir des nouvelles,nous sommes les descendants directes de gabrielle martin sa fille et nous esperons avoir des nouvelles de cet hopital